01 juillet 2008
Pak Han- Coc Xa - Thy Minh- Lang Son
La nuit avait commencé paisiblement, jusqu'à ce que je sois réveillée, par ce que je pensais être le bruit du vent dans les arbres...il s'agissait en fait de la pluie. Oubliés le crachin et les brumes! ici, quand il pleut, c'est comme dans ces films des années 50, quand on a l'impression que quelqu'un tient un jet d'eau grand ouvert devant la caméra!
A ce moment là, je ne m'inquiète pas encore, je me dis que ça finira bien par s'arrêter! Et je finis même par retrouver le sommeil, jusqu'à ce que le coq, qui devait se tenir prêt juste en dessous de nous, se mette à chanter à...3 heures du matin! Tiens, il pleut encore!... Impossible alors de redormir: on papotte doucement, en attendant que tout le monde s'agite. La journée qui nous attend est une des plus pittoresque: nous n'avons que du dénivelé négatif, à travers la forêt primaire, au dessus de Coc Xa. Mais dans la vallée serpente une petite rivière, qu'il nous faudra traverser, à gué, plus d'une trentaine de fois! j'évite de penser à toute cette pluie: elle va bien finir par arriver à la rivière!
Lorsqu'enfin, la maison s'anime, nous prenons la mesure de la journée qui nous attend en regardant dehors! Rien que d'aller faire un tour aux toilettes est une expédition! Comme d'habitude, elles se situent dans une cabane en bois....mais comme ici, tout est construit à flanc de colline, et que le sol est saturé d'eau, c'est très...très glissant! J'envoie mon mari en éclaireur, qui ne me rassure pas du tout en revenant: j'te préviens, c'est casse-gueule!...vous noterez que c'est certes concis, mais explicite! Il me conseille de chausser les sandales en plastique d'un de nos porteurs, pour éviter de mettre chaussettes et grosses chaussures. Je glisse donc mon 36 fillette dans un bon 42: autant dire que je flotte un peu! c'est pour être raccord avec le temps...
Revenue de mon expédition, dont je vous épargne les détails, nous prenons notre petit déjeuner avant de prendre congé de la famille à 8h00. Je remarque au passage que la jeune fille de la maison est plus du soir que du matin! l'alcool de maïs a du mal à passer, on dirait!
Cette fois, on a pas vraiment le choix, on sort les ponchos. On protège comme on peut le sac photo, que l'on glisse malgré tout sous la cape de pluie, et nous voilà partis!
Avec un temps aussi épouventable, je pensais sincèrement trouver la campagne déserte: pas du tout! au bout de quelques minutes, en traversant un champs de maïs, nous croisons déjà les premiers paysans, courbés sous une toile cirée accrochée au cou.
Khoa a oublié son poncho hier, chez notre hôte précédent! il se protège simplement d'un parapluie, qui montre des signes inquiétants de faiblesse. Mais rien ne semble entamer son moral: il garde le sourire.
Nous arrivons en lisière de forêt et il nous engage à la plus grande prudence: le sol est très glissant, et la pente est raide. Les rochers sont coupants: il faut se méfier, en cas de perte d'équilibre, de ne pas se couper en voulant s'y accrocher...ça promet!
Finalement, la descente se fait sans encombres, mais les ponchos s'avèrent inefficaces, à la longue. La toile colle à la peau, aux bras, aux jambes, et c'est franchement désagréable. Les éclaircies sont très rares et ne nous permettent pas de nous sécher. Khoa ne prend même plus la peine d'ouvrir son parapluie: il est vrai qu'en forêt, ce n'est pas franchement pratique! Il s'en sert comme bâton de marche, et c'est finalement plus utile, sur le sol glissant!
Ce qui est vraiment dommage, c'est qu'avec toute cette pluie, on a une facheuse tendance à garder la tête baissée, et on ne profitera que très peu de cette première partie de journée. Et puis, évidemment, on hésite à sortir les appareils photos!
Les montagnes de calcaire offrent des refuges naturels, que la végétation camoufle à merveille. Ainsi, Khoa nous indique l'entrée de l'hopital de fortune des troupes du viet Minh pendant la bataille de Coc Xa. Quand on sait que les combats faisaient rage dans la vallée, je me demande bien comment ils faisaient pour transporter les blessés jusque là! De plus, le terme d'hopital est un peu excessif: il s'agit en fait d'un énorme rocher, comme une coquille d'oeuf, puisqu'il est vide à l'intérieur. Une grotte dans un rocher, recouverte par la jungle. Nous ne nous attardons pas: l'endroit est redevenu complètement anonyme, il ne me "parle" pas.
Lorsqu'enfin, nous arrivons dans la vallée, heureux de ne pas nous être blessés, nous ne prenons même pas le temps de nous retourner. Le cuisinier qui nous sert d'agent de liaison ce jour là regarde le ciel et il semble inquiet...ça pourrait être pire?!...ça peut être pire! Il peut faire de l'orage, en plus. Il presse le pas, et nous interpelle dès que nous trainons un peu: la route est encore longue.
C'est à cet endroit que nous rencontrons pour la première fois la rivière. Je suis soulagée de voir qu'elle n'est pas bien profonde. Khoa nous propose de chausser nos sandales pour garder nos chaussures sèches, mais nous pensons que ce sera inutile: elles sont hautes, et parfaitement étanches. Et nous la traverserons au moins 5 ou 6 fois sans souci...jusqu'à ce que... "mais si! ça passe! regarde: tu poses ton pied sur cette pierre, puis sur celle là...." quand mon mari dit que ça passe...ben ça passe pas toujours! J'ai bien posé mon pied sur la première pierre, me retrouvant dans une position fort instable mais néanmoins pas dramatique. J'aurais même pu poser mon pied sur la deuxième pierre, si ce maudit poncho, en me penchant, ne m'avait pas masqué la vue! Impossible de revenir en arrière, le pied en l'air, il faut bien finir par le reposer, en espérant viser juste! raté! Il s'écrase lamentablement au fond de l'eau, qui s'engoufre aussitôt dans la chaussure. Du coup, au diable les pierres, je sors fissa de la rivière mais c'est trop tard, j'ai le pied droit qui fait floc, floc!
Quand René me dit "ben qu'est ce que t'as fouttu? pourquoi t'as pas posé le pied sur la pierre comme je t'avais dit"?!, je déploie des trésors de self- control pour ne pas lui sauter à la gorge et je lui réponds " oh, ben non, j'avais envie de me rafraichir!"...pfff! Evidemment, on se décide à ôter nos chaussures de rando mais pour moi, c'est un peu tard. Le sourire de Khoa, qui, à cause de nous, n'a pas non plus chaussé ses sandales et a les pieds trempés me désarme. Qu'est ce qu'on peut être con bête, parfois!
Quel dommage que le soleil nous fasse faux bon! cet endroit doit être magnifique par beau temps! La rivière qui serpente au beau milieu de cette végétation si dense, offre un décor presque irréel. Je demande à Khoa si ce temps là est fréquent par ici, et il me répond que c'est normal, en période de mousson. Je suis très étonnée, car j'avais bien étudié le sujet, et il me semblait que la mousson ne commençait pas avant mai, et nous ne sommes que mi-avril! Il me confirme qu'"avant", ça ne commençait pas si tôt...mais c'était avant! avant le dérèglement climatique, avant la pollution, avant le réchauffement de la planète. Je me dis que nous avons finalement de la chance: nous aurions pu avoir ce temps tous les jours, et devoir reprendre des vêtements et chaussures trempés chaque matin! Là, nous en sommes à notre dernier jour de marche en montagne, et ce soir, nous pourrons troquer nos grosses chaussures contre des baskets de treck plus légères.
Parfois, un rayon de soleil nous fait espérer une accalmie, mais des trombes d'eau lui succèdent toujours. Nous cheminons ainsi, pendant plus d'une heure, traversant rivière et rizières, en sandales, surveillant régulièrement nos chevilles pour éviter de nous faire dévorer par les sangsues...ah oui, parce que y'en a! Khoa nous montre celle qui se balade sur sa semelle! Je commence sérieusement à songer à la chambre d'hotel qui nous attend ce soir. A la douche chaude que je vais prendre....à la lessive que je vais faire, parce que j'ai l'impression qu'on dégage la même odeur que les cochons de Monsieur Nac!
Il faut toujours plus presser le pas. Khoa s'arrête quelques minutes: nous en avons fini avec la rivière: on peut remettre nos chaussures. Je lui dis que si le sentier est aussi plat, je peux peut-être garder mes sandales...Non, non, je dois, remettre mes chaussures! beurk! Je comprends très vite pourquoi: un peu plus loin, au bout du chemin, nous devons grimper...."un mur"! je vous assure! aucune autre issue qu'une pente très raide, en terre rouge, que la pluie a rendue très glissante. Notre cuisinier est déjà en haut! je ne sais pas comment il fait, c'est un vrai cabri! Khoa fait une tentative, monte quelques mètres, et fait une superbe glissade jusqu'en bas, en se retenant avec les mains pour ne pas tomber ventre à terre. Les femmes qui repiquent le riz dans la rizière, juste derrière nous, sont hilares!
A partir de là, c'est chacun pour soi: chacun fait comme il peut! je commence à coincer ce ronondedjiu maudit poncho dans ma ceinture pour ne pas marcher dessus, et je grimpe comme je peux, en poussant des cris de cacatoès et en priant pour que les maigres brindilles auxquelles je m'accroche ne cèdent pas! Dans la rizière, c'est relâche: on a pas rigolé autant dans le coin depuis des lustres! Mon mari est déjà en haut (comment il a fait?!) et me guide, et me tend enfin son bâton pour que je me hisse au sommet!
C'est sûr, ça ne va rien vous dire: une photo trouble, qui ne montre pas grand chose, ça ne vous permettra pas de prendre la mesure de l'exploit, même si le mot est un poil too much, mais je vous la donne quand même:
Le temps de faire cette photo et on se fait remonter les bretelles par le cuisinier qui nous fait de grands gestes pour que nous nous dépêchions! Bon, d'accord, je viens d'entendre le tonnerre...mais quand même!
Finalement, ce passage nous a rendu notre bonne humeur: puisque le ridicule ne nous a pas tués, on en sort ragaillardis! Nous arrivons au terme du sentier, en approchant d'un village. Une piste caillouteuse remplace la terre et la boue, et nous suivons de loin le cuisinier qui va finir par courir!
Khoa prend tout de même le temps de parler avec quelques villageois, nous montre de loin les systèmes d'irrigation, bien inutiles aujourd'hui, faits de bambous creusés mais soudain, l'orage éclate.
Un vrai! avec de beaux éclairs, qui lézardent le ciel, avec des grondements de tonnerre, qui résonnent au milieu de toutes les montagnes, des craquements qui nous font sursauter....et la pluie, qui se remet à tomber, mais là, le jet d'eau a été remplacé par la lance à incendie! C'est presque en courant que nous arrivons à Thy Minh, une petite bourgade où devait se tenir un marché qui a été annulé en raison des intempéries.
Quelques enfants jouent sous des bâches, et la rue principale est une véritable désolation!
A ce stade de la journée, nous avons marché à peu près 5 heures, au pas de charge, et Khoa nous annonce triomphant que nous rejoindrons le reste de l'équipe en moto-taxi. Mais notre cuisinier sort au même moment d'une minuscule boutique, et il semble porteur de mauvaises nouvelles. Khoa hésite un peu, mais finit par nous annoncer que le programme est quelque peu changé...personne, dans le village, n'accepte de prendre la route par ce temps. Personne n'accepte de nous accompagner à moto: nous ferons le reste de la route à pieds...
A ce moment de la journée, notre moral n'est pas encore trop entamé: marcher, nous sommes venus pour ça! Ce n'est pas un problème, et nous espérons bien une éclaircie... bien sûr, nous sommes un peu déçus: le marché, ici, promettait d'être pittoresque. Mais la petite échoppe dans laquelle nous allons nous restaurer l'est tout autant: nous entrons dans une pièce qui doit faire environ 5 mètres sur 5 (en étant généreuse), qui est tout à la fois épicerie, "restaurant" à table unique, salle d'études pour le petit, chambre à coucher pour toute la famille...bref, c'est à la fois une maison et un magasin!
Comme d'habitude, nous y sommes très bien accueillis. L'enfant accepte de faire une pause dans la partie de fléchettes qui l'oppose à Khoa et René, pour poser à sa table d'écolier. Je fais vite, pour qu'il puisse à nouveau s'amuser. Quelques mots échangés avec la maman, et le repas de midi est convenu. Nous nous installons à l'unique table, séparée de la "chambre" par des rayonnages de marchandises en tous genres: flacons de nuoc mam, cahier d'écoliers, piles électriques, briquets, bière...
En attendant le plat chaud, Khoa nous fait goûter de la viande de boeuf séchée et épicée, que nous dégistons avec la traditionnelle bière locale. Il faut avouer que ce n'est pas mauvais!
On jette régulièrement un oeil par la fenêtre, pour constater que la pluie de cesse pas, bien au contraire. Il faut se faire une raison, elle nous accompagnera jusqu'au soir. Khoa décide alors de me faire porter le chapeau...rien de belliqueux là-dedans: il m'offre un chapeau conique (oui, y'en a aussi dans la boutique). Je proteste mais il insiste, en m'expliquant qu'il n'y a pas meilleure protection contre la pluie. De toutes façons, la patronne est déjà en train d'y accrocher un ruban de raffia et l'affaire est faite! Je sens que je vais avoir l'air chouette, avec mon poncho qui me donne un air bossu et ce chapeau! Comme épouventail, y'aura pas mieux!
Une fois réchauffés par un bol de nouilles sautées, nous devons nous résoudre au départ. Le coeur n'y est pas vraiment, d'autant que l'orage gronde toujours. D'ailleurs, pour l'heure, l'électricité est coupée! Mais il ne faut pas tarder: le chauffeur et les porteurs nous attendent au terme de notre chemin, et ils ne savent pas que les motos nous ont fait faux bond!
Un dernier "Cam on" (je ne garantis pas l'orthographe) et nous revoilà partis. Nous reprenons l'artère principale en sens inverse juqu'au pont sur la rivière, où des hommes sont en train de dépeucer un cochon.
Le reste de la journée est une interminable marche de deux heures, sur une pente très raide, boueuse et ravinée. Du paysage, je n'ai rien vu, tête baissée, chapeau conique devant les yeux...le sac à dos ne permettait pas de le porter plus en arrière. Pour la première fois du séjour, je suis fatiguée...non, soyons franche: j'en ai marre!!! Mais bon...je ne dis rien: on est tous dans la même galère, Khoa continue de sourire et le cuisto de râler dès qu'on s'arrête...je dois d'ailleurs déployer des trésors de patience pour ne pas lui dire qu'il commence à me pomper l'air méchamment, lui!!! Derrière moi, mon mari m'encourage, et ça, c'est un signe: il s'est aperçu que je commençais à avoir un coup de mou! Nous croiserons à deux reprises, des motos qui galèreront pour avancer: la boue est pire que le verglas. D'ailleurs, leurs roues sont équipées de chaines, pareilles à des chaines à neige!
Deux heures. Il nous aura fallu deux heures de marche forcée, pour enfin apercevoir au loin la voiture et les motos de nos porteurs. Lorsque Khoa m'a dit "regarde, là-bas!", je l'aurais bien embrassé!
Les retrouvailles sont chaleureuses, et aussitôt, la galère de la journée s'envole. Ne reste qu'un sentiment de fierté, et des souvenirs plein la tête, que nous mettrons longtemps à "digérer". L'écriture de ce carnet y contribue.
Je fais d'ailleurs une parenthèse à ce sujet: d'aucuns se disent peut-être que je suis trop bavarde, que je donne des détails inutiles, que je dilue...ils ont sans doute raison! Mais je rappelle à mes éventuels lecteurs qu'ils ne lisent pas un blog comme on en voit partout: il ne s'agit ici que de carnets de voyages, de souvenirs heureux que je couche sur la toile (avant de les imprimer) pour en garder une trace. Si dans le même temps, certains prennent plaisir à me lire, alors tant mieux, mais je n'ai pas l'ambition de rassembler un fan-club! Si je l'avais voulu, j'aurais procédé autrement, en me référençant sur des annuaires, par exemple. Je referme la parenthèse sur votre indulgeance.
Nous pouvons enfin ôter nos ponchos: le ciel nous fait une faveur! à l'instant où nous arrivons à la voiture, le déluge s'arrête, pour laisser place à une petite pluie fine! Il est temps de faire l'état des lieux
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Nos chaussures sont trempées et la rivière n'y est finalement pas pour grand chose: l'eau de pluie, ruisselant sur les ponchos, finit par tomber, évidemment, et elle impregne les chaussettes, qui finissent par se gorger d'eau et mouiller les chaussures. C'est peut-être ça, le plus désagréable. La chemise et le bermuda de René sont certes moins boueux, mais guère moins mouillés! Quant à Khoa, dont le parapluie a rendu l'âme depuis longtemps, il est complètement trempé, mais ne cesse de répéter en riant: c'est rien ça! c'est pas grave!
Au fond, il n'a pas tort: rien de grave là dedans...mais ça pourrait venir! parce que le premier qui met son nez au dessus de nos chaussures est mort! "ça non plus, pas grave! à l'hotel, tu laveras dans la douche!"... "les chaussures???!!!" "oui, les chaussures! pas grave!"....oh, ben alors!...
Il eut été dommage de se quitter sans poser ensemble pour la postérité! D'autant que même Mr Jap, si coincé au départ, a fini par se détendre! Le casque en vrille lui va bien, d'ailleurs! Il nous embrasse et demande à Khoa de nous dire qu'il faut que l'on revienne encore...
La voiture chargée, nous prenons congés de nos porteurs en les remerciant et les félicitant pour les délicieux repas qu'ils nous ont préparés.
Nous prenons la route pour Lang Son, où nous passerons la nuit à l'hotel. Nous pensons en avoir fini avec les petits soucis...c'est sans compter sur un clou, qui nous attendait au milieu de la route, et qui vient se planter dans notre roue!
Mais trois hommes, ça vous change une roue en un rien de temps! Nous arrivons à Lang Son en fin d'après-midi. Notre chambre est jolie, confortable, et la clim va nous servir à sécher le linge! Khoa nous donne un peu plus d'une heure pour faire la lessive et nous doucher, avant d'aller dîner en ville! y'a pas à dire, c'était la journée pas de course!
Mais finalement, nous sommes prêts dans les temps. Thai N'Guyen, Khoa et nous partons dîner dans un restaurant très typique, où nous serons les seuls occidentaux. Ils décident de nous faire goûter la fondue de poisson...c'est pas le meilleur repas que nous ayons fait! Parce que les poissons qui tournent en rond dans la casserole en vous regardant du blanc de l'oeil cuit, c'est pas top!....surtout qu'ensuite, il faut retirer peau et arrêtes, et c'est pas simple! surtout sous les regards moqueurs de nos deux compères qui eux, mangent tout, y compris la tête...beurk!!!
Après le repas, nous allons faire un tour au marché couvert de la Ville. Lang Son est une ville importante, très animée. Le marché ressemble un peu à un souk, avec des lumières beaucoup plus blafardes et des marchandises moins artisanales! Evidemment, là, nous trouvons un groupe de touristes français occupés à marchander des contre-façons made in China! La montagne me manque déjà! Heureusement, demain, nous filons pour la baie d'Halong!
En rentrant à l'hotel, je file faire un tour sur le net pour donner des nouvelles à mes filles, et pour consulter la météo du lendemain. Dehors, il pleut toujours, et ce que je vois sur mon écran me démoralise: 20 ans à rêver de la baie d'Halong, pour la voir sous la pluie...pourtant, j'ai beau chercher dans mes souvenirs: j'ai jamais fait pipi contre un totem! alors pourquoi, hein? pourquoi?! J'en suis là de mes désolantes constatations quand j'entends derrière moi "allez, viens te coucher, au lieu de dire des bêtises!"...ça vous remet les pieds sur terre en moins de deux, ça!
04 juillet 2008
Vacances...
J'ai des bonnes et des mauvaises nouvelles....je commence par lesquelles?
je vous les donne en vrac, et vous les cataloguerez vous-même:
Je boucle mes valises; je pars demain matin
Dès lundi, je reprends le GR 20 là où je l'ai arrêté l'année dernière (enfin, presque)
Après le GR... je reste 2 semaines supplémentaires en Corse
Je serai de retour autour du 27 juillet
J'aurais plein de choses à faire en rentrant
Je reprendrai en rentrant, mon récit indochinois, mais!...
J'aurai aussi à écrire la suite de notre aventure sur le GR
Il se pourrait (vraiment au conditionnel), que l'on organise aussi un p'tit tour dans le désert...
Je passe le week-end du 15 août à la montagne
Je devrais aussi travailler une quinzaine de jour, sauf si ma fille me remplace à mi-temps...
Voilà les dernières nouvelles! Mais bon, il va faire beau, il va faire chaud, et franchement, vous aurez mieux à faire que lire mes bêtises, non?...ah! vous voyez!
Allez, je vais faire ma star, et publier une photo prise à 6h00 du matin, sur le pont du bateau, au milieu de la baie d'Halong...
BONNES VACANCES A TOUS!!!
PS: Pardon Z11 de ne pas avoir répondu à tes commentaires...pas le temps! :o( juste une chose: le balancier chinois, c'est la palanche!







