Des confins du Tonkin au Delta du Mekong

Un carnet de voyage et d'images, pour garder vivant le souvenir de notre séjour au Vietnam, et partager les sourires des enfants et les paysages à couper le souffle. Et pourquoi pas vous donner envie de découvrir à votre tour les mystères d'Indochine?

20 juin 2008

Ban Sao- Dong Khê - Pak Huan

Si on exclut les douleurs lombaires qui me réveillaient au moindre mouvement, nous avons passé une très bonne nuit; sans grenouille, sans ronfleur, en silence. Certes le confort est toujours aussi sommaire, mais on finit par s'habituer!

Au petit déjeuner, une surprise nous attend: la maîtresse de maison a cuisiné pour nous des gâteaux de riz gluant... déjà, rien que le nom... mais comme on nous explique qu'il s'agit d'un plat de fête, traditionnellement préparé pour la fête du Têt, pas question de refuser!

ca ressemble un peu à un beignet, parce que c'est frit. Mais un beignet qui craquerait, et duquel coulerait une substance difficilement identifiable, mais qui pourrait faire penser à de la bave d'escargot... à jeun, c'est tout de même un peu rude. Nous remercions, montrons à quel point nous sommes touchés par l'honneur qui nous est fait et nous nous lançons, dans un même geste courageux, l'oeil inquiet...mais finalement, ce n'est pas mauvais du tout! c'est même très bon! enfin, il faut tout de même réussir à faire abstraction de l'aspect pour bien en  apprécier les saveurs. Et puis c'est collant aussi! très! gluant, comme son nom l'indique.

Après ce petit déjeuner copieux, nous nous préparons à entreprendre la montée la plus longue du parcours: il nous faudra 2h30 pour rejoindre le prochain col. Et ce matin, le temps est chaffoin. La brume se transforme en un fin crachin, mais nous décidons de ne pas enfiler nos vêtements de pluie: Dans l'effort, nous serions morts de chaleur!

vers_Dong_KheLorsque nous quittons la maison, la famille est déjà partie travailler aux champs. Seule la mère reste, avec son bébé d'un an. Déjà, tout le monde s'active.

Le sentier est large. C'est un chemin de terre, raviné par les fortes pluies, qui peut, lorsque les conditions sont bonnes, être pratiqué par les motos. Il s'élève en continu et offre pendant longtemps un beau panorama sur la vallée.

Ce secteur est un peu moins sauvage que les jours précédents. Mais bon, ce n'est pas non plus la ville, c'est le moins que l'on puisse dire!

vers_Dong_Khe_2

La végétation est moins dense aussi. Khoa nous montre les plants de galanga. On en utilise les racines, au fort goût de gingembre, pour cuisiner...le chien. Ce n'est pas une légende: dans les montagnes du nord, et dans une moindre mesure dans le reste du pays, on mange encore du chien. Mais pas tous: ce sont toujours des chiens d'une même race. Presque chaque maison dispose d'un chien qui fait partie de la famille, et qui sert de chien de garde. celui-là peut se la couler douce pendant longtemps. Mais on lui fait faire des petits, qui seront ensuite vendus, encore chiots, sur le marché, pour être engraissés et mangés. Khoa sait bien que nous, occidentaux, sommes choqués par ces pratiques, mais il ne comprend pas: au Vietnam, tous les animaux se mangent. Surprenant, quand on sait que la majorité de la population est de culte boudhiste, et que, en théorie, le boudhisme encourage l'alimentation végétarienne! Lorsque le chien de la famille est devenu trop âgé, il est libéré dans la nature, pour être capturé et consommé par d'autres. En revanche, nous n'avons pas vu ici de massacres comme ceux que l'on peut voir en Chine, où les chiens sont ébouillantés encore vivants. Ici, ils sont abattus comme n'importe quel animal de ferme: ils sont égorgés. Désolée de livrer ces détails, mais ils font aussi partie de la culture du pays, et il ne sert à rien de l'occulter.

Ces pratiques semblent toutefois sur le déclin, car le chien est une denrée chère.

Notre escale de midi est prévue à Dong Khê. Pour tous ceux qui se sont un jour intéressés à la guerre d'Indochine, ce nom devrait leur rappeler de funestes souvenirs: en 1950, 5000 français y trouvèrent la mort dans de furieuses batailles contre les troupes d'Ho Chi Mihn.

L'approche est agréable. C'est aujourd'hui une petite ville, toujours située sur la mythique RC4 (route coloniale 4). Bien sûr, elle est située dans une cuvette, et entourée de plantations. Le maïs est ici plus cultivé que le riz.

engraisLa palanche est partout au Vietnnam: elle est utilisée pour transporter toutes sortes de choses. Les fruits et légumes, la viande, les ordures, le bois,  et là, elle sert à porter des seaux contenant probablement du lisier, que la jeune femme épend au pied de chaque plant de maïs.

Même dans cette région plus modernisée, le travail dans les champs reste exclusivement manuel.

Malgré tout, les maisons sont pour la plupart construites en béton, et les équipements sont plus nombreux.

vers_Dong_Khe_3

Mais la lessive se fait toujours à la main, dans la rivière, et elle est affaire de femme, voir d'enfant.

lessive

Notre présence intrigue toujours, et Khoa fera un brin de causette avec les lavandières. Il y a tant de choses à voir et photographier que je ne range pas toujours mon appareil dans son étui: je le garde, accroché au poignet par la dragonne. Il n'est pourtant pas bien gros mais les gens ont l'oeil! Soudain, au moment de traverser une petite rue, un monsieur en scooter s'arrête à ma hauteur, me sourit et me parle ...en vietnamien. Evidemment, je ne comprends rien à ce qu'il me dit, mais il insiste, toujours avec le sourire, en pointant du doigt mon appareil photo. Khoa, hilare, m'annonce que ce monsieur veut tout simplement que je le photographie! Je m'exécute avec plaisir, toujours aussi surprise devant tant de spontanéité et gentillesse.

rencontreComme toujours, je lui montre sur l'écran de l'appareil à quel point il est photogénique, et il repart tout content, en pétaradant...enfin, le scooter, pas lui.

Mais bien sûr, il a fait des envieux! ou plutôt une envieuse: une jeune fille qui a assisté à la scène me fait un petit signe de la main, comme pour me saluer. Elle est plus timide mais je me doute qu'elle a, elle aussi, envie de prendre la pose. Alors bien sûr, je lui fais plaisir. J'ai une pensée émue en la voyant: elle doit avoir à peu près l'âge de ma fille, et je me demande quel est l'avenir qui l'attend. Elle est habillé à l'occidentale. A Dong Khê, la Chine toute proche a inondé les marchés de petits appareils électroniques à deux sous qui diffusent une musique occidentalisée, elle aussi, mais avec un son difficile à supporter pour des oreilles normalement constituées.

rencontre_2Je me demande si ce ne sera pas plus dur, pour cette génération qui s'ouvre à la modernité, d'accepter cette vie simple, loin de la ville et de ses miroirs aux alouettes. La tentation sera sûrement grande, d'aller tenter sa chance. L'état permet, en théorie, aux enfants des campagnes studieux, de poursuivre des études universitaires gratuites...mais les familles ont souvent besoin des bras de leurs enfants pour travailler aux champs! Sans compter qu'ensuite, ces enfants déracinés se retrouvent noyés dans la ville, dans la marée humaine des villes vietnamiennes, et leurs repères volent en éclats. Le travail ne manque pas non plus là-bas: il s'agit de construire, vite! Le prix des terrains de plus en plus chers repoussent dans des banlieues dortoirs un peu sordides, tous ceux qui n'ont pas les moyens de se loger mieux. Alors en voyant ce sourire, je m'interroge sur ce qui serait le mieux pour elle, mais je ne trouve pas la réponse...

Lorsque nous arrivons sur la RC4, qui est l'artère principale, nous découvrons une ville assez triste et austère: pas vraiment une ville fantôme, mais comme un anachronisme. Une trop grande ville au milieu de nulle part, en quelque sorte. La route est mouillée et couverte de boue, sans que nous sachions vraiment pourquoi: s'il est vrai que le temps semble se dégrader peu à peu, il ne pleut pas encore. Il est bientôt l'heure de déjeuner, et Khoa nous propose d'aller faire un tour au marché. Celui là est moins pittoresque que celui de Cao Bang, moins coloré aussi. Les étales de viande de porcs, fraîchement abattus, côtoient  ceux recouverts de marchandises chinoises diverses: chaussures en plastique, jouets, vêtements, le tout étant peu cher mais de piètre qualité. Là encore, on vient à notre rencontre, on nous interpelle. Les femmes, surtout, sont très curieuses...pas de commentaire à ce sujet, merci! Elles veulent savoir si nous sommes mariés, si nous avons des enfants, quel âge nous avons. L'une propose même à mon mari de m'échanger contre elle! Sympa, il décline l'offre... Souvent aussi, les femmes me touchent les bras, et examinent mes mains. Je pense qu'elles doivent se dire que je ne travaille pas beaucoup la terre et même si elles ont raison, je me sens un peu mal à l'aise. Mais tout cela se fait dans une bonne humeur fort agréable.

Sur les trottoirs, des poules attendent d'être chargées sur des scooters pour être vendues.

poules

Elles sont toujours transportées dans ce type de casiers, et on en voit partout, y compris à Hanoi.

L'heure tourne et Khoa nous propose de nous rendre au restaurant: il doit faire ses achats pour la suite de notre treck (repas du soir) et manifestement, il préfère que nous ne soyons pas là...on ne peut pas dire que ça me rassure mais j'occulte très vite ce détail. Il faut dire que le "restaurant" va focaliser toute notre attention!

restau_2Il se situe en haut de la ville, et nos porteurs s'y trouvent déjà. Comme tous les établissements, ils sont ouverts sur la rue. Cela permet un minimum de ventilation. L'intérieur est tellement humide que le carrelage est une vraie patinoire. Il faut essuyer plusieurs fois les tables avant d'y poser quelque chose...mais bon, ça, c'est à nous (nous, et Khoa, nos porteurs...enfin, pas les restaurateurs!) de le faire.

Je ne suis pas ce qu'il convient d'appeler une chochotte...comme me le disait ma grand mère paysane: on engraisse pas les cochons à l'eau claire!...mais là...faut quand même avouer que la barre est placée très haut!

Mais tout se fait dans la transparence! on a même vue plongeante sur la cuisine:

restau_Dong_Khe

Pourtant, comme d'habitude, nous mangerons très bien, et de bon coeur. Mais pour les boissons, nous restons dans les valeurs sûres: bière d'Hanoi et thé vert. (l'eau, c'est pour la marche). Nous acceptons l'alcool de riz traditionnel, mais déclinons poliment la proposition de boissons médicinales. D'ailleurs, moi, rien que de les voir, je vais déjà mieux! c'est dire si c'est pas la peine d'en boire!

   a_la_votre   un_petit_verre_

Mais si vous avez des petits soucis, n'hésitez pas! j'ai bien sûr gardé l'adresse!

Lorsque nous quittons le restaurant, l'orage menace au loin, et le crachin s'invite à nouveau. Nous hésitons encore une fois, mais nous ne sortons toujours pas les vêtements de pluie.

Dong_KheAvant de reprendre le chemin vers Pak Huan, nous nous rendons sur les hauteurs de la ville, pour visiter les maigres vestiges de la base militaire française.

Comme je l'ai déjà dit, les vietnamiens n'ont pas le culte du passé, et les traces des guerres successives ont été pour la plupart effacées. Cependant, l'expension du tourisme, ces dernières années, encourage le gouvernement dans sa volonté de réhabilitation des quelques sites encore exploitables. Dong Khê fait partie de ceux-là. C'est jour de travail sur le chantier, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'au rythme où vont les choses, les ouvriers ont du travail pour plusieurs années! Ils ont provisoirement transformé ce bâtiment en cantine et dortoir, et à en juger par le nombre de cadavres de bouteilles, le provisoire risque de durer! Notre présence ne semble pas les émouvoir, et ils continuent tranquillement leur sieste  travail.Dong_Khe_2 Le secteur est truffé de galeries comme celle que l'on voit sur cette photo. Ce camp offrait un point de vue sur tous les monts environnants, mais une fois encore, l'avis des historiens est unanime: des erreurs stratégiques énormes, dues, notamment, à la méconnaissance du terrain de la part des donneurs d'ordres, signeront la fin de la présence française en Indochine. Les conséquences de la chute de Dong Khê ont vraisemblablement conduit au plus grand massacre de l'histoire de la légion étrangère , à Dien Bien Phu. Certains livres, fort intéressants, expliquent très bien la génèse de la défaite. Je donnerai, dans un chapitre consacré, quelques sources qui m'ont été précieuses.

Depuis le fort, on embrasse toute la ville, et on constate alors avec étonnement que la plupart des bâtiments administratifs de l'époque sont toujours là, et qu'ils n'ont pas beaucoup changé!

Il est temps pour nous de reprendre notre marche. Nous traversons à nouveau la ville, devant le restaurant, où nos porteurs sont toujours attablés, et nous prenons la direction de la montagne.

En vous parlant des racines de galanga, je vous ai préparé en douceur à ce qui va suivre...âmes sensibles, ne vous attardez pas sur cette photo.

desolee

En sortant de Dong Khê, nous longeons l'arrière du marché couvert, et dans une bassine, quelque chose m'intrigue. Khoa sait de quoi il s'agit, mais il me laisse m'approcher sans me metttre en garde. Je vous laisse imaginer ma réaction lorsque j'ai compris... J'aurais pu passer mon chemin, et vous épargner cette image, mais c'eût été une forme de censure. En visitant des pays aux coutumes différentes des nôtres, on doit s'attendre à être surpris, souvent, choqué, parfois. Mais c'est à nous de nous adapter, et non l'inverse. Et finalement, je ne regrette pas d'avoir assisté à cette scène de vie quotidienne: j'avoue que jusque là, j'avais tellement en tête des récits de massacres cruels, que je ne pouvais m'empêcher de penser que Khoa nous avait donné une version édulcorée de ce commerce.
Or, la blessure dans le cou de cet animal me prouve qu'il n'avait pas menti.

Un peu secoués par cette vision malgré tout déstabilisante, nous reprenons sans tarder le chemin qui s'élève bientôt au milieu d'une végétation luxuriante.

vers_Pak_Huan

La montée se fait de plus en plus rude, et le ciel de plus en plus bas. Arrivés dans la forêt, nous évoluons dans les nuages. Il fait trop chaud pour enfiler nos panchos: nous ne serions pas mouillés par la brume mais trempés de sueur, ce qui n'est pas franchement plus agréable. Je n'ose vraiment pas me plaindre, car si nos porteurs ont eu jusque là la chance de pouvoir emprunter des pistes avec leur mobylette, notre destination du jour ne leur offre pas cette possibilité. C'est donc à dos d'hommes que nos sacs de voyage (19 kg chacun) ainsi que la nourriture et leurs propres effets personnels seront transportés, à travers la forêt primaire.

Faisons une parenthèse écologique: nous avons assisté, au coeur des forêts, à la déforestation par brulis, en vue de faire des terres cultivables. Ceci se fait avec l'accord du gouvernement, contre toute logique écologique, pour compenser les terres sacrifiées sur l'autel de la construction urbaine. C'est ainsi que l'on peut voir, dans des pentes impossibles, des pousses de maïs pousser sur de la terre encore noircie par le feu. Je ne peux m'empêcher de m'interroger sur les risques de glissements de terrain, lorsque la terre ne sera plus retenue par les racines des arbres.

Mais plus grave encore, pour la biodiversité, la déforestation menace inexorablement la faune locale. Les tigres, encore présents il y a 50 ans, ont pratiquement disparu de la montagne, tout comme certains singes. Malgré toutes nos précautions et toute notre attention, nous n'en verrons aucun durant tout notre parcours. Une fois, nous avons juste entendu un singe, tout près de nous, mais nous ne l'avons pas vu. Il faut dire qu'ils sont très sauvages...

Toutefois,drole_d_oiseau nous faisons tout de même la rencontre avec un drôle d'oiseau, se balançant sur une branche!

Le long du chemin, une femme se repose. En contrebas, des hommes et des femmes défrichent et désherbent. Silhouettes fantomatiques, coiffées du traditionnel chapeau conique et vêtues d'une toile cirée, elles piochent, toute la journée. C'est dire si cette photo m'est précieuse!

Lorsque nous sommes arrivés à sa hauteur et que je l'ai vue, sur son arbre perchée, je lui ai tout de suite demandé si je pouvais la photographier. Elle a accepté sans hésitation, mais elle croyait que je voulais qu'elle descende de l'arbre. Je l'en ai de suite dissuadée, bien sûr, mais elle était très coquette: elle a tenu à remettre de l'ordre dans sa coiffure, à offrir son plus beau sourire.

En arrivant au col, Khoa propose une pause. Il est impossible de s'asseoir sans se tremper les fesses, et notre petite causette avec cette dame nous a reposés. Nous aurions pu poursuivre notre chemin sans nous arrêter, mais par égard pour nos porteurs, nous acceptons de bonne grâce. Nous en profitons pour parler photographie avec Khoa: il nous dit être surpris par le fait que nous ne souhaitions pas particulièrement figurer sur nos clichés, et aussi par le fait que nous prenions tant de photos de paysages. Pour lui, la nature n'a rien d'extraordinaire et ne mérite pas tant d'égards! je lui fais tout de même remarquer que c'est facile pour lui de dire ça, lui qui vit toute l'année dans ce paradis végétal, dans ce véritable théâtre naturel! Il avoue alors ne pas avoir conscience de cette beauté...ça me rend un peu triste, parce que je réalise qu'on est rarement conscient de la valeur des choses, lorsqu'on les a sans cesse sous les yeux...

Mais je réalise aussi une chose: il est vrai que Khoa nous a souvent proposé de nous prendre en photo, mon mari et moi, et que nous avons toujours refusé...je crois qu'il pense que nous avons peur de lui confier nos appareils! alors tout de suite, je lui demande si cette idée lui a effleuré l'esprit et il me le confirme. Je le rassure dans un éclat de rire, et lui promets que nous le laisserons jouer au photographe, peut-être dans la baie d'Halong...je peux déjà vous dire que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...

Au même moment, je sens mon téléphone vibrer dans ma poche: ma soeur m'envoie un texto pour savoir si nous sommes toujours en vie (!) et il me vient alors une idée: derrière nous, le blanc des nuages. Je tends le bras et tente un auto-portrait, joue contre jour, avec mon mari...on ne ressemble à rien mais ce n'est pas grave, et hop, je l'envoie en mms à mes filles restées à la maison avec ce simple message: un bisou des nuages.... c'est beau quand même, la technologie, parfois!

Nous basculons enfin dans la vallée de Coc Xa , et la fin du parcours s'effectue sur un sentier qui descend en pente douce. Je suis pressée d'arriver pour enfiler des vêtements secs, et cette fois, j'ai bien le sentiment que nous n'échapperons pas à la pluie. Nous arrivons en fin d'après midi à Pak Huan, qui est en fait un micro-village. Il n'y a là que la maison de notre hôte, et 3 autres maisons, toutes accrochées à la colline. C'est sans conteste l'endroit le plus sauvage que nous ayons vu jusque là! La maison est magnifique, entièrement en bois, et d'une propreté irréprochable. D'un côté, la toiture vient mourir à quelques dizaines de centimètres de la montagne, et de l'autre, elle s'ouvre sur un grand balcon qui surplombe l'étable et la vallée. Sur le côté du balcon, une petite cabane en bois sert de salle de bain. On vide la bassine directement à travers les planches en bois mal jointes...autant dire qu'il vaut mieux ne pas trainer en dessous, sous peine de prendre une bonne douche!

Pak_HuanC'est très spacieux et très pittoresque. Ce soir encore, nous aurons une "chambre" pour nous seuls. Le reste de la famille et notre équipe dormiront non loin de nous, mais nous serons tous séparés par de maigres cloisons de bois. Notre coin à nous s'ouvre sur un autre balcon, qui domine le poulailler et l'alambic à alcool... de maïs! ce soir, nous changeons de breuvage! On a vue directe sur l'avancement de la distillation!

La maison semble vide: le père n'est pas encore rentré des champs. Le village ne doit pas être très loin à pieds d'un autre bourg plus important: la fille de la maison, agée d'une vingtaine d'année, y va étudier chaque jour.

Pak_Huan_2La nuit n'est pas encore prête à tomber et pourtant il fait si sombre que l'ambiance est un brin lugubre. Il faut dire que tout le monde est fatigué! Nous prenons sans attendre une douche à l'eau froide et finalement, nous voilà tous requinqués! Mais pour la première fois depuis notre départ, nous avons un peu froid...il ne faut rien exagérer non plus! froid, en comparaison de la fournaise de ces derniers jours! Comme chaque soir, nous prenons l'apéritif en compagnie de toute l'équipe, puis nous parlons de sujets divers avec Khoa, qui se révèle un garçon fort attachant. Il commence à regretter de ne pas nous accompagner dans la partie sud du pays. La semaine suivante, un groupe de 16 personnes l'attend, et il nous confie que ce n'est pas toujours facile à gérer. Nous sommes nous aussi, un peu déçus, mais nous refusons de nous laisser aller: après tout, cela nous donnera l'occasion de connaître d'autres personnes! Je clos le sujet en lui disant "de toutes façons, je suis sûre que c'est toi le meilleur!" Effet escompté immédiat: il retrouve un sourire béat!

decorations Nous sommes ici en territoire Dao ( si vous avez retenu, vous savez que ça se prononce...Zao!), une autre tribu minoritaire de Nord. Il existe 53 minorités ethniques au Vietnam, et toutes ont leur propre dialecte, incompréhensible pour un vietnamien des villes.

Notre hôte est un homme influent dans la région. Il est chef de plusieurs villages, et a été honoré pour cela par le parti. Comme dans chaque demeure, on trouve en face de la porte d'entrée, dans l'endroit le plus en vue de la maison, l'autel des ancêtres, et juste à côté, on accroche au mur les distinctions honorifiques et autres tableaux d'honneur.

C'est à Pak Huan que nous prenons notre dernier repas avec nos cuisiniers et porteurs, notre dernier repas en montagne. Même si la suite de notre voyage me passionne autant, je serais bien restée quelques jours de plus en forêt! L'ambiance, surchauffée par l'alcool de maïs est très chaleureuse et la nourriture toujours aussi délicieuse. La jeune fille est rentrée aussi et se joint à nous....elle a beaucoup plus d'entrainement que moi dans le Tchouk Suk Khoè! elle y ajoute une note personnelle qui se résume en un mot et que j'écris ici comme il se prononce: "Zô" , et que je vous traduis aussitôt dans notre langue "cul sec!" Elle passe sa soirée à défier tous les hommes, et quand elle les a tous achevés, elle me défie à mon tour...mais je n'ai aucune fierté dans ce domaine, et la nomme vainceur par forfait de l'adversaire....pas folle, la guêpe! les problèmes intestinaux ne m'ont pas encore rattrapée, je n'ai pas l'intention de me rendre malade bêtement!

tchouk_suk_khoe

Ce soir là, nous avons du mal à aller nous coucher mais le lendemain, la route est longue: il faut se lever à 7h00. Un peu grise, je sombre dans un sommeil sans rêve....

Posté par neferka à 14:52 - Pas à pas - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Colonne vertébrale ?

C'est ici qu'il faut commenter ???
Là j'ai rien à dire ! les mots de Rhein (ou Rien ? ) c'est dans le Bas-Rhin qu'il faut les jeter pas dans les vertèbres !
Quelle idée aussi de dormir sur ses nattes ?
On doit dormir sur ses deux zoreilles Na ! ( heu moi j'ai jamais pu, elles ne sont pas du même coté ! ;-)
Z11

Posté par Z11, 06 juin 2008 à 21:28

Veaux, vaches, Cochons, Couvée...

La dame voyant d'un oeil marri,
sa fortune ainsi répandue
Va s'excuser à son mari,
En grand danger d'être battue !

Mangez plutot du chien !
ça a du chien !
non d'un chien

Ame sensibles ne lisez pas !
C'est seulement du Chat Rabia !

Hum moi ce sont les araignées que j'aime jeter dans l'eau bouillante !
Enfin non ça me souci aussi !
Ce que j'aime ce sont les cueillir au fond de la basse-mer et les déguster refroidies.

Et c'est pas gluant du tout !

L'horrible Z11 Grrr !

Posté par Z11, 08 juin 2008 à 18:37

:o)

alors comme ça, la muse t'habite, cher Z11! fallait oser...

Posté par neferka, 11 juin 2008 à 13:32

Osez ! Oser braves gens

Bon hum comment dire ? Comment lire surtout!
Lire les yeux fermés ? c'est dur ! Faut être voyante extra-lucide !
Lire tout haut ? là les zinzins mal entendant risquent de mâle entendre !
Néferka on est au Tonkin ici ! Pas aux coquins nan mais !
je ne ma muse pas, je dis la profonde vérité, j'ai du mal à mettre à cuire les Maïas Squinados ! Elles ne m'ont rien fait, mais j'en pince pour leurs pinces, et voilà que je leur inflige ce que nos chers zamis Anglais firent avec feu Jeanne la Lorraine ( vous me suivez ?! ) elle ! elle leur avait infligé quelques défaites cuisantes .... alors ???
Bon je suis hors sujet, mais zenfin mes enfants que voulez-vous je n'avais rien à lire depuis le surlendemain du débarquement (8 juin pour les nuls !) Alors je cause, pour ne rien dire, certes, mais arrive un age ou l'on radote tout seul dans son coin ! ça mange pas d'pain, ça boit pas d'vin, mais ça passe le temps. Voilà ....
Bon si je revenais nom d'un chien un peu sur le sujet ?
Alors au Vietnam pays végètalien s'il en est, le chien vaut son pesant d'or ? Tant mieux dirons ceux qui comme nous ( moi y compris ! ) se voient mal les déguster après les avoir tant aimé ! Mais ceux qui aime leur grand-mêre n'en reprendraient pas un morceau, même bien cuit !
Alors que le reste de la faune animale et végétale fait de bons petits plats bien mijoté !
On n'est comme ça ! Voilà ....

Z1Z1

Posté par Z11, 11 juin 2008 à 17:28

A la guerre, comme à la guerre ....

Citation (oubliée du début du chapitre ) :
>

Décidément il y a des contrées propices aux conflis !
malgré tout, l'attaque des thés tards ( hé oui une grenouille c'est forcément un tétard tardif ! ;-)

Par contre on voit dans ce récit et les photos adjointes, que la colonisation n'a laissé que du béton, mais peu de technologie domestique et que les dames se tapent toujours les gros boulots !
Enfin là au moins ça ne pollue pas trop l'atmosphère !
Heu Néferka, tu ne nous dis pas, si au bord de la rivière, elles utilisent du Persil anti-redéposition ou de l'Omo gène pour faire mousser la soie ?
Moi, ici, je me fais seulement mousser ! Mais un jour, sur ! tu me passeras un savon pour avoir pollué ton Blog toujours aussi agréable à lire !
Z11

Posté par Z11, 12 juin 2008 à 11:02

Citation oubliée :

Néferka avait dit : ( surtout pas de guillemets sinon pfuittt ça fout le camp !)

J'ai failli faire une attaque

C'est çà qu'elle avait dit mais sur un autre Chapitre c'est vrai !

N'est-ce pas plus compréhensible comme cela, mon blah blah ???

Ha là la dur dur ! l'informe à tique ! Pour ...
Z11

Posté par Z11, 12 juin 2008 à 20:15

Aller hop ! tout l'monde à la campagne ....

Tout d'abord ( mais.... où ai-je donc mis ma brosse à reluire ? ) bravo Néferka ! C'est vrai chose promise chose due ! Mais là, c'est du rapide et si c'était l'épreuve de Phylo. du Bac se serait ''in ze pocket '' mention très bien !

Je te cite : ....ce qui serait le mieux pour elle, mais je ne trouve pas la réponse...Fin de citation.
Le paragraphe qui précède ferait un sacré sujet ! non pas pour une bande de prétendants au diplome mais pour ceux qui se vantent de diriger le monde !
J'aimerai aussi lire leur copie ! Je repasserai ( un coup de fer sans patte-mouille ;-) bien dans 20 ans pour voir !

Ho mais elles me bottent les bottes du motard, son sourire aussi ! le casque ? non nos gendarmes n'en voudraient pas ni pour eux, ni pour nos deux roues motorisées !

Je recite ( nan pas mes prières ! La photographe un poil biologiste ! )..... moi, rien que de les voir, je vais déjà mieux! ....
Moi ça va pas du tout ! Je suis plié en deux ( presque en 4 ;-) ça me rappelle : Les Bronzés qui font du ski, perdus dans la montagne !
M'enfin comme le rire est une bonne médecine, je devrais oublier un bon moment mes petites douleurs actuelles ! Hi !

Ha oui ! pourquoi ce titre de mon nième commentaire ? Ha parce que franchement les villes d'où qu'elles soient ! Grrr ça me donne la nausée !
Je n'osais pas le dire, mais c'est fait !

Reste à dire à nouveau merci d'avoir eu le courage et le talent de nous en mettre une bonne page de plus !

La suite ! La suite ! .... dédolé d'insister, mais nous sommes en période de ''manifs'' alors je manifeste ! Mais je ne bloque pas le Blog !

Z11

Posté par Z11, 17 juin 2008 à 18:41

***

Oh, mon cher Z11, je crains que vous ne soyiez plus très objectif! ;o)
La scène des bronzés s'est imposée à nous au premier regard, je te l'avoue. D'autant que tous ces bocaux trônaient sur un étagère, au milieu d'un grand capharnaüm, et je ne l'avais pas remarquée, jusqu'à ce que nous changions de table pour prendre l'alcool de riz! Il y en avait au moins une vingtaine, tous différents, contenant pattes de chiens, de poulets, griffes d'un animal non identifié(par nous), petits serpents en vrac, gros serpents, et tous avaient des vertus médicinales différentes. Nous en verrons d'autres ensuite, dans un autre restaurant, à Lang Son.

Posté par Neferka, 18 juin 2008 à 17:32

Ptète qui boivent ces gens là ?

Les canettes de bibines auront elles aussi le droit à l'immortalité des musées ?

La suite du récit, de la visite de Dong Khe, secoue ma mémoire, une fois les rescapés de la guerre d'Indochine Française rapatriés et le passage aux USA, la mère patrie, il est vrai occupée par bien d'autres choses notamment ( je crois ) le début du conflit algérien c'est empressée d'oublier ( je parle de Mr Toutlemonde )
Toi Néferka tu as consulté ( tu le dis ) les textes historiques ! Aussi tu dois avoir une vision plus nette de tout cela ! Moi, il ne me reste finalement que des paragraphes de journaux ou de radio diffusion ( pas de télé ) de l'envahissement du régime communiste, des combats perdus, des blessés, et des morts ! Rien d'autre vraiment !
Les civils qui revinrent.... s'installèrent (???) en Afrique( ???) et reprirent sans doute leur travaux rénumérateurs !
Que suite au tourisme international le gouvernement réhabilite en douceur les reliques militaires me laisse un peu froid ( oui je ne suis pas très : "vieilles pierres " plutot

"nature" ;-) déjà que ce ne fut pas glorieux pour nous et surtout nous avions tiré un trait sur cette époque ! Et passé la main !
Voici que tu ravives le souvenir ! et bibi lui il pense : ben si on doit conserver pieusement tout ce que les précédents ont fait où mettra t'on ce que nous faisons qui devra rester à son tour ? !
Evidemment l'archéologie a aussi du bon ! ...les deux faces de la médaille, si chère ( si elle est en or ;-) à Z11

Bon passons ..... à la photo du casse croute ! ( si si ! les âmes sensibles y ont eu droit )
Là, chère Rando-narratrice tu as fait fort ! Je n'avais encore aucune photo de nos massacres, de veaux, vaches, cochons, couvées comme si cela n'existait pas ! Bon perso je ne vais pas m'y mettre, même si maintenant je dispose d'un appareil numérique et que je mitraille à tout va ! (Au point d'ailleurs de me demander si je les regarderais, un jour, toutes ! )
Ainsi cette carcasse canine bien lisse a été obtenue grâce au racines de galanga ? Mais là est il cuit ou seulement momifié par le (supposé ) produit des racines ?
Je sens que l'on va me prendre pour un sadique, à vouloir en savoir plus ! Mais enfin c'est de l'insolite pour ma culture et du coup j'en profite.
Je te laisse le soin de voir si je mérite cette faveur, ou si je dois oublier plus vite que mon ombre , ce que je fais tout les jours du contenu des médias si prompt à répendre le moins drole de la planète sur des tartines qui n'en finissent jamais !
P......rions mes frères !
Z11

P.S. J'ai failli louper le commentaire du commentaire, heureusement j'en avais un autre sous la main (voir au-dessus )

Plus très z'objectif ? Moi ? Mais je ne l'ai jamais été ! Je ne suis pas en verre et contre tout .... appareil photo !
Heu mais je n'ai pas bien compris ton allusion à l'objectivité .... faudra me mettre les points sur les Z'I
Une chose est sure, j'ai souris largement en zieutant les beaux cos ( enfin les photos !)
ça si ce n'est pas des médicaments " Bio" j'en met ma tète à couper et à conserver dans un bon alcool pour soigner, les Z1Z1 du futur !

Posté par Z11, 18 juin 2008 à 20:28

***

Je comprends ta position à propos des vestiges de guerre. J'y ai réfléchi aussi... Mais ne crois-tu pas que ça nous paraît futile, à nous, précisément parce que cette guerre-là n'était pas la nôtre, trop lointaine, et que la défaite était trop cuisante?...Dans ce cas, pourquoi avons-nous construit le fort de Douaumont, la tranchée des baïonnettes à Verdun. Pourquoi y a-t-il des bâtiments sur les plages de Normandie? Pourquoi tant de gens se rendent encore à Auschwitz? ... je pense modestement que c'est parce que pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient. Tu serais surpris par le nombre de français, et encore plus d'américains, qui se rendent au Vietnam, en famille, pour raconter "leur" guerre. Je me dis que ça doit être émouvant pour eux, de retrouver des traces de leur passage, fût-il douloureux. Le "devoir" de mémoire m'agace un peu. Mais je comprends la démarche de ces personnes, âgées, qui souhaitent revoir ces lieux lourds de souvenirs. Et finalement, les voir parler avec de vieux vietnamiens a un côté émouvant, moins médiatique que la poignée de main entre Tonton et Helmutt, devant le fort sus-nommé, mais tout aussi symbolique.
Moi, je ne me suis intéressée à cette page de l'Histoire, que parce que je me suis intéressée au pays, et que pour le comprendre, c'était me semble-t-il, indispensable! Personne, parmi mes proches, n'a été, de près ou de loin, mêlé à cette guerre, pas plus qu'à celle d'Algérie. Mon père y a échappé, parce qu'il a eu la chance de naître 8 jours trop tard...

Passons à la recette du chien! Le galanga n'intervient pas à ce moment de la "préparation".
Ce que tu vois là, c'est un animal qui a été "seulement" égorgé, puis passé au chalumeau, sans avoir été vidé...ah ben t'as voulu les détails! il est raide comme ça, parce que son cuir est déséché (d'où la couleur). Il attend un acheteur, qui le videra et le cuisinera...avec la racine de galanga pour condiment... voilà!

Posté par neferka, 19 juin 2008 à 14:05

Nous voici à table ....

....et nous causons !
Attention ! je ne dis pas que les souvenirs de guerre me paraissent futiles ! Je dis seulement : ce n'est pas ma tasse de thé ! et en te lisant à l'instant je trouve que nous sommes d'accord ( je n'en n'attendais pas moins ! )
D'après toi, les Habitants du coin ne se soucient pas de garder précieusement les reliques du temps passé, je suis d'accord avec eux !
L'important à mes yeux seraient que nous ayons tous ( sans exception ) du respect mutuel réciproque ! pas seulement du "tapis rouge " pas du cirage de pompes ( bien que tu aies vu, je frotte pas mal ! mais c'est admiratif, pas calculé )
Si un ancien décoré vient parler avec son ex-ennemis, je suis partant ! mais si c'est pour exhiber ses breloques et sa fortune ! Là beaucoup moins !
Le devoir de mémoire t'agace ??? ouf ! I am not alone !
Mais aussi : Pardonner ? oui !
Oublier ? Non !
Et puis ne pas toujours recommencer nos petits jeux guerriers ou alors admettre qu'ils sont nécessaires, oblgatoires,.....
L'avenir du monde ! Une source de progrès ( on en a des trucs même super bien, venus des conflis )
Le sentiment de vangeance ??? là je n'arrive pas à le résoudre dans ma pauvre tète !
La vengeance appelle la vengeance et pourtant on la nomme : Justice !

Passons à table veux tu ? Hi!
Merci pour les détails ! Tu vois j'étais sur une mauvaise piste !
Ha tout de même j'avais faillis t'écire un truc ( à la c.. comme toujours et tant pis j'y vais ! le rouge aux joues, mais j'y vais, je vais pas tarder à y aller ! Allons y gaiement )
Tu as baptisé ta photo : Désolée
Et j'avais failli te dire :
Heu tu as du faire une faute de frappe ! Tu pensais sans doute taper : rissolé
Désolé Neferka c'est pas bien du tout de penser ça mais Z1Z1, il est plus que zinzin !

En dessert je t'offre : Ma chère et tendre commence (enfin) à te lire !
ça mérite de continuer ! Non ?

Posté par Z11, 19 juin 2008 à 18:25

***

Ah mais alors, bienvenue à Madame...comment doit-on dire? Au Vietnam, on appelle une femme mariée "madame + le prénom de son mari". Madame Zine-zine? ça sonne bien mais c'est pas très personnel! Plus sérieusement, bienvenue à elle! Et si un commentaire la démange, qu'elle ne se gêne surtout pas: un pseudo perso et hop! Mr Z11 se sentira moins seul :o)

Pour le rissolé, non, c'est pas beau! :o)

Posté par neferka, 19 juin 2008 à 20:25

Fini les .....déssollé

Place au beau !
Nous avons droit à un bon beau cours de phylosophie ce matin ( en plus il pleut, c'est parfait ) mais comme j'ai toujours su sècher ( bien vu là ,hein ? ) les cours de phylo, je peux , sans vergogne, faire joujou avec leur contenu :
Citation : Les tigres ont pratiquement disparu de la montagne . Fin de citation
Heu, est-ce que cela ne vaut pas mieux pour la viande fraîche, certe un poil humidifiée par la chaleur ambiante, qui crapahute dans le secteur ? ( Et puis il reste les chats urbains )
Quand aux propos écologiques, là sur ! ça vous cloue le bec, mais sur, c'est pas fini !
Merci de mettre sur ce récit, des arguments en faveur de ma nausée des villes ! En relisant je m'étais dit : ça doit être ça mon manque d'objectivité, car pour sur, je ne suis pas le Père de Foucault ( dont le fils nous fait gagner des millions ? Nan, la je suis sur une pente abrupte et du coup je dérappe ! ;-) se contentant d'un coin de désert pour y faire ma vie.
L'autel de la construction urbaine ( pas mal du tout cette expression, je la retiens ) m'a donnée des idées pieuses tout à coup ! c'est pas croyable, moi qui ne croit plus !

Passons aux photos ! Là tu me mets l'eau à la bouche, Néferka .... la baie d'Along vue par Koa ? c'est tombé dans l'oreille d'un sourd, mais pas dans l'oubli ! Hi !
Alors on ne se sent pas, star ? Pas comme nos vedettes alors ? ( le nombre de clichés ou l'on ne voit que les toutouristes bien alignés et en premier plan, quand revenu de " merveilleux voyages au bout du monde " ils nous assoment de soirées projection sans intéret, mais laissant voir qu'ils y furent un instant )
Voilà pourquoi entre autres ( au pluriel ) je suis fan de tes récits ! Le dis sans doute trop souvent ? mais me régale, le temps de ne rien faire que de m'instruire agréablement !
Jaurais pu ( ou du ) faire plus court mais .....( j'ai une réputation de Z1Z1 à soutenir, à défaut de thèse ! ;-)
Aller on peut remplacer tout cela par :

Merci !

Posté par Z11, 20 juin 2008 à 10:16

ça pédale sec !

On voit que nous approchons des classiques du vélo ! ça pédale dur sur le clavier, Néferka !
Du coup tu fais comme Z1Z1, des fautes ( heu une seule ) et ça m'aide à commenter à fond !

Citation : ....On vide la bassine directement à travers les blanches en bois mal jointes...autant dire qu'il vaut mieux ne pas trainer en dessous, sous peine de prendre une bonne douche!... Fin de citation


Les blanches ??? : j'avais d'abord lu : les branches !
avant de relire : les planches !

Mais c'est surtout la suite, qui m'offre enfin une recette infaillible pour les économies d'eau si tendance actuellement, surtout en voyant l'addition sur la facture d'eau !

Maintenant les immeubles écolos en toit de silicium, copieront les demeures de Pak Huan et leurs salles de bain !
Quand le gong gonguera ( c'est rien, c'est new ! ça vient juste de sortir ! ;-) Tout le monde se mettra en ligne mais verticale à chaque étage et... hop une bassine au sommet et la douche sera de série avant d'aller arroser les plates-bandes Na !
On se chauffera à l'alcool de riz ou plutot ici à l'alcool de maïs ( bio-carburant désolant car affamant !) et tout le monde y s'ra content ! Na!

Je finis cette journée prolifique par une vilaine pollution de ce Blog ! C'est pas glorieux mais de Kitter Quoa, ça me boulverse les neurones ( enfin le peu qu'il m'en reste )

Zzzzzzz....

Posté par Z11, 20 juin 2008 à 19:06

oups

merci, je m'en vais rectifier ;o)
et ne t'inquiète pas! Khoa (prononcé Roi, avec un "r" de gorge, comme Dong "Ré") nous accompagne encore à la baie d'Halong et à Hanoi!

Posté par neferka, 20 juin 2008 à 19:20

Ho ben non !!!

Citation : ....je m'en vais rectifier .... fin ....

mais mon commentaire de zinzin va avoir l'air de Koa ( bien prononçé ce sera Royal ! ;-)
Il aura l'air tout simplement d'un truc Z1Z1

Hei dis donc tu veilles hein ? à peine envoyé toc ! répondu !
Alors j'en fais autant Na !

Koa reviendra en Baie d'Along ! ça tu vois, je savais ! Mon p'tit doigt me l'avait dit ! J'ai un don ! Je t'avais lu ! C'est que je lis et relis ! hei même mes aneries ! ça me donne des couleurs !
Le rouge me va si bien ! Même si parfois ça me fait rire jaune ! Mais sur le blog du Tonkin, hein, ça fait couleur locale.
Si Madame zinezine vois tout ça aieyaieaie ! ...
on arrète pour aujourd'hui ?
Presque dommage, mais z'enfin faut pas pousser non plus !
Bonne nuit Néferka !
Z11

Posté par Z11, 20 juin 2008 à 20:46

Le rouge me va si bien

Au sujet de mes rougeurs ( suite, bien sur à mes Zinneriz, olé ! ;-)

J'aime mieux te lire
Que ...........pâlir

Les faims de semaine sont longues à ne pas te lire !
Alors j'en rajoute

Ha je voulais aussi poser une question ? heu je peux ? La voilà !
Quand vos veilleurs de jour et de nuit délaissent leur deux roues pour grimper avec vous sur les collines aux sentiers étroits et pavés de mauvaises intentions ( preuve par photo sur précédent chapitre ) comment les récupèrent-t'ils ?
C'est terre à terre ma question, mais sauf si vos anges gardiens ont des ailes et du coup sont zélés, ils faut bien qu'à la descente vers la vallée quelqu'un les leurs apporte ? Non ?

Si tu me trouves trop pomme pour me répondre il me restera les pépins, moi qui suis si trognon !
Z11

Posté par Z11, 22 juin 2008 à 21:14

***

nan, nan! même pas peur! je te réponds:
Le lendemain matin, nous allons descendre par un chemin scabreux et à travers la forêt primaire, en direction de Coc Xa. Cet itinéraire est toujours impraticable pour les motos. Mais comme c'est le lendemain que s'achève notre treck en montagne, nos porteurs, eux, font demi-tour, et vont récupérer leurs motos là ils les ont laissées la veille. Ils iront directement nous rejoindre sur la route, à notre terminus, là où nous attendra aussi Thâi n'Guyên, notre chauffeur...mais le lendemain est un autre jour! ;o)

Posté par Neferka, 23 juin 2008 à 09:01

Le lendemain ....

.... mais nous y sommes ?

Merci beaucoup ! Bien sur nous attendons la suite avec délices mais pas impatience ce ne serait pas politiquement correcte ( Encore que, ayant boudé Sciences Po, la correction ....bof ! )

Ici, grand beau, alors prends ton temps !
Salut !
Z11

Posté par Z11, 23 juin 2008 à 10:19

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