22 mai 2008
En route pour l'aventure
Cette fois, c'est parti! Enfin, en douceur: ce premier jour de marche sera plus une mise en jambes qu'un réel trek.
Hier soir, en entrant dans la chambre, heureuse d'aller me jeter dans les bras de Morphée, j'ai allumé la lumière. (oui, vous avez vu, entre temps, elle est revenue!) Mais j'aurais pas dû! Parce que du coup, je l'ai vu! Il a dû me voir aussi, parce que lui, il s'est planqué derrière le caisson de la clim'...lui, c'était un géko. Oh, il était pas bien gros! mais il était pas beau. Et puis moi, je partage pas ma chambre avec un géko. Alors Morphée s'en est allé enlacer d'autres candidats au sommeil, me laissant seule, avec mes tongs pour seules armes. Seule, parce que mon mari, lui, est déjà couché, et il me regarde d'un air amusé, me répétant que les petites bêtes mangent pas les grosses...
De toute évidence, le géko en question n'est pas décidé à quitter son caisson, et je finis par me coucher à mon tour, en me planquant sous les draps jusqu'aux oreilles. A peine la lumière éteinte, le voilà qui me nargue en faisant un bruit...pas facile à reproduire ici, mais qui faisait en gros "tac, tac, tac"! Riez, riez! on voit que vous n'y étiez pas!
Mon mari renonce à me répéter que les petites bêtes...etc, sous la menace de se retrouver sur le balcon. Je lance alors une battue, munie de ma lampe frontale, sans plus de succès. Alors que j'allais m'endormir, je sursaute, surprise par le cri qui s'est considérablement rapproché! Et là, à la lueur de ma Petzl, je le vois juste au dessus de moi. J'envisage un temps d'aller dormir dans la baignoire mais bon...faut pas pousser quand même! Homme viril prend les choses en mains, ouvre la fenêtre et tente de faire sortir l'intrus à coups de tong. Après avoir failli envoyer la tong par la fenêtre, et bien réussi à faire rentrer le géko de plus belle, j'abdique définitivement.
Bref, ce matin, debout à 6h30, après une courte nuit agitée. La bête a disparu. A nouveau, il faut refermer les sacs. Après un petit déjeuner composé de pain et de confiture, nous sortons de l'hotel pour aller au marché. On entend déjà une grande agitation. Le départ est prévu pour 9h00. Juste à côté de l'hotel, dans un petit établissement entièrement ouvert, une femme prépare des galettes de riz, des oeufs, des légumes, des soupes, en guise de petits déjeuners.
Le marché de Cao Bang est en deux parties: l'une en plein air, au bord de la rivière, l'autre couverte.
Dans le marché couvert règne cette même odeur désagréable que nous n'arrivons pas plus à identifier. Je préfère donc me promener à l'air libre. Pas évident de regarder partout, tout en faisant attention aux scooters, qui se faufilent dans la foule. Les marchandises sont souvent posées à même le sol, ou sur des nattes, et il faut prendre garde de ne rien écraser.
Nous découvrons des tas de légumes, d'herbes diverses et variées. Pour la première fois, nous rencontrons des femmes issues des ethnies minoritaires du Nord. On les reconnait à leurs vêtements, comme cette femme à la jupe noire et à la coiffe caractéristique des M'hongs. Là, c'est la canne à sucre qu'on est venu vendre.
Là, ce sont les pousses de bambou, l'ail, les oignons, les ananas et d'autres légumes.
Un coup d'oeil à la montre, et nous nous apercevons qu'il est temps de retourner à l'hotel: il est bientôt 9 heures, et nous avons encore 2 heures de route à parcourir avant d'arriver à Ta Lùng, point de départ de notre parcours. Nous faisons notre provision d'eau et sommes à l'heure au rendez-vous. Nos bagages sont déjà chargés sur les mobylettes de nos porteurs/cuisiniers, qui se mettent en route tout de suite. Khoa nous présente alors notre agent de liaison...comment vous expliquer tout en restant politiquement correcte?...disons que ce monsieur est un fonctionnaire, chargé de nous accompagner tout au long de notre chemin, pour veiller à notre sécurité...rigolez pas, les attaques de moustiques, ça arrive! Mr Jap. J'écorche sûrement l'orthographe de son nom, mais je l'écris comme il se prononce.
Mr Jap s'installe donc à l'avant du 4X4 et ne décroche pas une parole pendant tout le chemin...lui, c'est sûr, c'est pas un rigolo! Mais on ne va tout de même pas se laisser impressionner par quelqu'un qui est chargé de notre sécurité! déjà qu'on ne se sentait pas trop menacé, là, on est carrément détendu!
Arrivés à Ta Lùng, Thai N'Guyen nous dépose, décharge nos sacs et nous donne rendez-vous à dimanche soir. Nous ne portons que nos affaires de la journée: un sac de 5-6 kg de matériel photo pour René, et à peu près autant pour moi, avec l'eau, les vêtements de pluie et quelques bricoles de première urgence.
Nous traversons le village, entouré de rizières, traversons un pont qui enjambe une rivière qui s'en va faire une boucle en Chine avant de revenir au Vietnam.
Je ne sais pas s'il tombe quelques gouttes de pluie, ou bien si c'est la brume, mais une chose est sûre: il fait humide! Nous marchons à peine depuis 1/2 heure (avec quelques pauses photos), et je réalise que Mr Jap a mis le turbo et qu'il nous a largués, abandonnés à notre sort d'étrangers potentiellement en danger...en danger immédiat de ne pas trouver leur chemin, parce que Khoa semble hésiter sur la direction à prendre...quelques mots échangés avec des villageois le renseignent sur celui qu'a empreinté notre garde du corps. Bon, autant le mettre tout de suite au pas, s'il croit qu'on va accélérer le nôtre, il va être déçu! Je vous l'ai dit, je suis un boulet! Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de voyager dans de pareilles conditions, et j'ai bien l'intention de goûter chaque instant, et pas au pas de charge, n'en déplaise à Mr Jap! Et puis, il est si beau ce village! Les habitants sortent des maisons, viennent nous voir, comme des curiosités exotiques, et posent à Khoa des tas de questions. Ce qui semble les surprendre, outre la blancheur de ma peau, c'est notre taille: ils s'amusent à se mesurer à nous. En ce premier jour, je n'osais pas encore trop les photographier, je ne savais pas encore qu'ils n'espéraient que cela!
Depuis le départ, j'entends au loin un bruit strident qui m'intrigue. Je n'ai jamais rien entendu de pareil: il s'agit de cigales! Mais rien à voir avec nos p'tites cigales d'opérette! celles-là font un vacarme assourdissant et nous nous dirigeons tout droit vers elles: elles sont dans la montagne.
Pour l'heure, nous quittons le village et ses dernières habitations.
Après cette longue partie plate, nous commençons une première montée sur des sentiers étroits et parfumés. La végétation est luxuriante, exhubérante et généreuse. Je me rappelle de ma frustration, lors d'un voyage aux Antilles, en découvrant que les fleurs, si belles furent-elles, ne sentaient absolument rien. Là, c'est tout le contraire. C'est toute la montagne qui exhale un parfum léger et suave, proche de celui du jasmin.
Les montagnes du Vietnam ne ressemblent pas à celles de Alpes: elles ont la forme de pains de sucre, semblables à celles qui jaillissent de l'eau dans la baie d'Halong. Ce sont des montagnes de calcaire, entièrement recouverte par la végétation. Lorsqu'on regarde en perspective cette succession de monts et de vallées, où l'on ne distingue pas le moindre sentier, on comprend alors que cette région est un véritable labyrinthe.
Après avoir passé un premier col, nous traversons un replat cultivé, où nous croisons de petits chevaux, chargés de troncs d'arbres fraîchement coupés en amont. La réglementation est très stricte sur la coupe du bois: ces dernières années, les essences précieuses ont fait l'objet d'un pillage qui a fait craindre leur disparition.
Sachant d'où l'on vient, et les difficultés pour arriver jusque là, il nous paraît incroyable que cet endroit puisse être cultivé. Ici, il s'agit de maïs. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises: au Vietnam, la moindre parcelle de terre cultivable est exploitée.
Vers midi, nous arrivons en haut d'un col et nous faisons une pause pic-nic. Mr Jap nous tourne le dos pour manger son repas, composé de salades et plats cuisinés. Nous nous contentons de thon en boîte, de quelques biscuits salés, de pain et... de vache qui rit! on la trouve partout, cette bonne vieille vache qui rit! Et le comble, c'est que nous en mangeons à chacun de nos voyages, alors que nous n'en achetons jamais en France...
Nous reprenons notre chemin, qui descend en pente raide,
et nous arrivons à un petit hameau où nous rencontrons une famille, dans une maison traditionnelle.
La suite de la journée est fort agréable, le temps se stabilise, le baromètre est formel. Nous arrivons à un village où nous devions passer la nuit, mais nous poursuivons pour basculer dans une autre vallée et arriver à Bam La.
Lorsque nous arrivons , nous comprenons tout le sens du mot cuvette, qui revient souvent dans le vocabulaire pour décrire les régions où se sont déroulés les combats pendant la guerre: le village se situe au pied d'une montagne, et il est entouré de montagnes! au milieu, des champs, à perte de vue.
Cet endroit est très instructif sur le travail des rizières: ici, elles sont en partie asséchées, pour permettre le repiquage. Selon les parcelles, on peut en voir étape par étape, le processus.
La machine n'a pas la place dans les rizières: la récolte est le fruit du travail des Hommes et du buffle. C'est lui qui retourne la terre gorgée d'eau, avec une charrue en bois. Lui encore, mais pas toujours, comme on peut le voir ci-dessus, qui passe la herse. Ce sont souvent les femmes qui repiquent les jeunes pousses. Reste alors à briser les petites digues pour inonder les champs.
Il est encore tôt et nous décidons de nous poser un moment sur un coin d'herbe. C'est alors que contre toute attente, monsieur Jap se déride(sans mauvais jeu de mot: si j'avais voulu, j'aurais écrit "débride"). Nous avons du réussir un examen de passage dont les conditions étaient connues de lui seul! Pour ma part, j'avais le sentiment, au départ, qu'il avait un préjugé négatif sur ces deux français qui s'offraient les services de toute une équipe pour eux seuls. Il devait s'attendre à nous voir nous comporter comme des "colons". Alors bien sûr, après une journée de mise à l'épreuve, il a du être rassuré. D'ailleurs, je découvre, ravie, qu'il peut même sourire! ça s'arrose! ...oui, mais on a rien à boire! on a pas non plus de calumet de la paix sous la main... pas grave, on va partager des barres de céréales aux cramberries! Le geste fait son effet, et il ouvre son sac pour nous offrir des petits bonbons au miel et graines de sésame. L'ambiance se détend enfin. Non pas qu'elle était tendue: avec Khoa, nous nous sommes tout de suite très bien entendus, mais quitte à être escortés, autant l'être dans la bonne humeur!
Le voilà même qui me tend quelque chose...qu'est-ce que c'est que ça?! un médicament?...non?!
SI! sauf que lui, il ne le sait pas encore. Parce que s'il le savait, il se servirait de toutes ses pattes et il filerait à l'anglaise, au lieu de se mettre en boule! Parce qu'il s'agit en fait d'un insecte, long d'environ 2 centimètres et dont la carapace le protège de tout, sauf du pilon de monsieur Jap, qui compte bien l'utiliser pour faire un remède contre les articulations douloureuses...ça tombe bien, j'ai mal nulle part!
Khoa nous parle de cette région, et des combats qui s'y sont déroulés. Dans ce village où nous allons passer la nuit, il reste des témoins de cette époque. Il nous explique que les paysans du nord ont été les derniers à rejoindre les rangs des combattants viets: dans ces régions reculées, où le travail de la terre était la seule préoccupation, on ne voyait pas bien l'intérêt d'aller se battre et perdre sa vie pour une liberté qu'on avait pas forcément le sentiment d'avoir perdu!
Puis il nous demande de lui parler de la France, nous raconte ses études, sa difficulté, au début, à apprendre notre langue. J'en profite pour prendre mes premiers cours de vietnamien. Le temps passe doucement, dans ce paysage magnifique, mais je suis un peu pressée d'arriver au village et de rencontrer notre premier hôte. Et puis la chaleur, cette humidité et les efforts consentis nécessitent un passage à la douche!
Nous reprenons notre chemin, en direction des rizières, que nous allons traverser en marchant sur les digues.
Nous dépassons quelques maisons sur pilotis, avant d'attendre celle de Monsieur Nac.
Les maisons de cette région sont toutes semblables à celle-ci: elles reposent donc sur des pilotis, les murs sont en torchis et le sol en bois. La terrasse, devant l'entrée, est constituée de fines tiges de bambou. En y faisant mes premiers pas, j'avais l'impression de marcher sur des oeufs. Sous la maison se baladent les animaux, poules, canards, chiens et ... coqs. A côté de chaque maison, on trouve un abri pour le ou les buffles. Il est dit que pour réussir sa vie, un vietnamien doit réussir trois choses: construire une maison, trouver une femme et acheter un buffle...euh, aujourd'hui, en ville, on est pas obligé d'avoir un buffle: trop encombrant sur le balcon. On peut avantageusement le remplacer par un scooter. Mr Nac a réussi sa vie, il a tout cela. Après avoir fait connaissance avec la famille et les enfants du villages, venus en nombre admirer nos visages pâles, nous partons à la découverte des lieux...on va voir si vous suivez: quand j'arrive quelque part, qu'est-ce que je cherche en premier?...mouais, je relève pas les copies pour cette fois. Les toilettes et la douche! Et alors là...pour les toilettes, on a l'embarras du choix. Khoa, à qui je demande où je peux trouver le petit coin me répond d'un sourire angélique, "là, partout!"... pour être proche de la nature, on va être proche de la nature, c'est sûr!
Pour la douche en revanche, c'est le grand luxe. C'est ici:
Le lambeau bleu fût, au temps jadis, une porte, ou plutôt un rideau de douche. Cette chose permettant de préserver un minimum d'intimité.Comme elle ne préserve plus grand chose, mon mari est réquisitionné d'office pour faire garde du corps...et accessoirement me passer l'eau, parce que l'eau courante...retournez-vous, c'est là:
Et c'est juste à côté de ...ça:
Si, si! d'ailleurs, voyez vous-même! derrière l'enclos, le mur...c'est la douche! Alors là, je vous entends: "oh la la, mais ils sont pas bien d'aller dans des trucs pareils, tout ça..." ne dites pas non, j'ai entendu! Honte sur vous, pauvres erres, qui ne connaîtrez jamais les fou-rires que ces conditions engendrent, qui ne goûterez jamais aux joies simples de se laver à l'eau glacée sous les grognements des cochons qui vous signifient qu'il serait peut-être temps de leur apporter leur frichti!
Une fois propres comme des sous neufs, nous poursuivons la découverte des lieux, et sommes intrigués par une marmite qui cuit dans un four de terre, dégageant une odeur jusque là inconnue, et laissant déborder une mixture qui nous fait redouter le pire.
D'autant que ça aussi, c'est juste à côté de ...voir au dessus. En fait, il s'agit de l'alcool de riz! Chaque soir, en arrivant chez nos hôtes, nous reconnaîtrons cette odeur. L'alcool de riz est fabriqué pour nous!
Mais une autre odeur, bien plus agréable, vient bientôt chatouiller nos narines et faire gargouiller nos ventres: la vache qui rit, c'est bien, mais ça nourrit pas son randonneur! Et ces apétissantes effluves nous mènent dans la cuisine, où nous retrouvons nos porteurs rencontrés le matin à Cao Bang. Ils préparent le dîner, autour du feu traditionnel.
Même monsieur Jap s'est mis au travail! c'est lui qui surveille la cuisson des nems. Dans chacune des maisons traditionnelles, au milieu du plancher de bois est aménagé un enclos bétonné sur lequel on fait le feu. Il sert tout à la fois de chauffage, de cuisinière, et de séchoir à maïs: au dessus, de longues nattes sont suspendues, couvertes d'épis noircis par la fumée. Il n'y a aucune cheminée, mais des ouvertures sur le côté de la maison, cachées de l'extérieur par le toit.
Ce premier repas, avec toute l'équipe réunie, est un souvenir inoubliable, de convivialité, de sympathie, et de bonheur, tout simplement.
Mais attaquer directement le repas à l'alcool de riz...c'est rude! surtout quand on ne tient pas l'alcool et qu'il est très mal poli de refuser! finalement, puisque c'est comme ça qu'il convient de faire...tchouk suk khoè!
Nous découvrons des plats raffinés et délicieusement parfumés, des herbes fraîches au goût subtile: la réputation de la cuisine vietnamienne n'est pas une légende!
Fatigués par cette première journée de marche, nous nous couchons à 21h15. Après nous avoir souhaité une bonne nuit, et que nous la lui ayions souhaitée bonne à notre tour, il ajoute "oh moi, je vais bien dormir, mais vous je sais pas, parce que je ronfle"...
Comme nous dormons dans la même pièce, sur de fins matelas posés sur des nattes, elles-même posées à même le sol, c'est sûr, on va bien dormir! d'ailleurs, le temps de coincer les moustiquaires, le concert est déjà commencé!
Commentaires
Photo : Marché Cao Bang 6
Vraiment si les personnages n'avaient pas de chapeau Chinois on ne se sentirai pas trop dépaysé ( Jolis salades, bien tendres )
Mais coté, étal de boucherie, (sur la 7 ) je crois que je préfèrais croquer la ...... bouchère ! (c'est ce qu'a fait l'appareil photo ! Bravo ! )
Restons Français !
Z11
Auto sans.... sûr .....
..... que je n'y arriverai pas ... pardon !
MR Jap = agent de sécurité ? Heu pour qui ? Pour le gouvernement ? ( ce fut ma premiere et derniere idée ! Mais les z'idées, chez bibi, elles sont comme les racines de gingembre ou les queues de cochon : un peu tordues )
Ainsi la tôle ondulée à remplacé là aussi, les toitures de chaume en paille de riz ? Il est vrai qu'en cas de coup de vent, c'est plus taillant !
Au Vietnam, les poules ont elles des dents ?
Qui a eu la peau de l'autre ? le petit géko, ou la terrible trekeuse de choc ? ( question idiote ! je sais, mais mon auto censure est en panne ;-)
Il avance bien ce récit ! Toutes mes ficelles d'installation et remerciements !
Suis-je le seul commentateur ?
Ho ! non !!! mais ma pub ne fait pas écho ! pourvu que ce ne soit pas de ma faute !
Bon, après tout les tableaux de Van Gogh n'ont fait fortune que bien après que l'huile fut sèche. Et du moment que Nekerka relate, on en profite, nous les veinards, qui ont le temps pour nous bien que compté pour relire et gouter au plaisir de cette lecture saine et distractive
Là je signe (tant pis ) et je me signe, les mains jointes à la chinoise.
André Z11
...
Alors vous, vous n'êtes pas politiquement correct du tout!...
Les photos des habitations que j'ai postées jusqu'ici sont relativement modernes: nous ne sommes pas encore dans les vallées, nous n'avons pas encore basculé de l'autre côté de la montagne!
patience, patience...
tôle ondulée
Les taules ont du lait ?
C'est ça qui n'est pas politiquement correct ???
Ben si c'est ça ? j'enfonce le clou !!! aie mes doigts
Dans les pays modernes ( genre Bretagne ) la tôle zinguée, c'est devenu ringard, antédiluvien, dépassé, totalement obsolète, désuet, vieillit !
Maintenant les cabanes de classe, style manoirs ou longères British sont recouvertes de chaume enfin de roseaux ( d'accord il y en a peu, même ...pas )
Et puis faut vivre avec son temps ! Tendance, mode, dernier cri : Aie !!! je vais me faire taper sur les doigts !
Maintenant les toitures se doivent d'être en silicium bricolé avec des ...arséniures de chez Pasquoi ! enfin des trucs qui font de l'électricité avec les rayons du soleil et du froid avec de la chaleur ou l'inverse je sais pu !
Pas politiquement correct ? ben reusement ! sinon je serais pas là, à me régaler en lisant les pages au fil du temps ! Je serais à serrer des pognes, en regardant les objectifs au lieu de mon interlocutrice qui me sourit un peu j'espère tout de même malgré ....... It's long way to Tonkin
It's long way to Go !
Z1Z1
Riz jaune
Je ris jaune en essayant de faire ce jeux de mot laid, éberlué de voir les photos des parcelles de rizières travaillée uniquement ou presque à la main !
Nos belles, qui prennent des bains de boue, accepteraient elles de prendre des bains debout dans la boue, penchées en avant pour repiquer ces milliers de pieds pour nourrir et se nourrir ?
Je savais, c'est un cliché classique : les rizières ! Mais là tout à coup confortablement assis devant un écran ma pensée s'envole vers ces mondes où la machine ne va pas !
Ira t-elle un jour ?
pas tout seul Z1Z1 ...
Hé oui,
je viens te tenir compagnie (pas comme le Géko) pour profiter de ce dépaysement ...
quoique ici, j'ai bien vu un loir cohabiter dans notre chalet d'alpage, des fleurs inconnues des monchus apparaitre au printemps dès que la neige leur laisse un peu de place, senti le parfum ennivrant des trolles.
Parcouru des étals de marché aux senteurs fermières du reblochon ou de feu de bois mélangés à la viande de porc séchée,
vu des costumes typiques de touristes en mal de peaux de bêtes des moonboots aux chapkas...
admiré des fenils tout en bois y compris les tavaillons pour les recouvrir ou les bachals où coulent l'eau des glaciers claire et fraîche,
empruntés des chemins escarpés avec des passerelles de rondins où seuls les pieds montagnards ou marins ne trébuchent pas,
rencontrés des jardins alpins où les carottes poussent plus vite que dans la vallée,
des agriculteurs qui ne peuvent pas utiliser de machines sophistiquées dans les pentes et qui s'en remettent à l'instinct de leur mulet pour les ramener à l'écurie lorsque le brouillard ou que la neige se mettent à tout brouiller rendant le ciel et la terre unis dans un seul manteau...
bu le lait de ces vaches nourries exclusivement de l'herbe ou du foin de l'alpe, bercées par le son de leurs clarines,
joué dans l'eau des torrents ou attrapé des tétards dans les lacs aux eaux couleurs d'émeraude
été reçue dans des refuges où les bas-flancs ne sont même pas recouvert d'une natte mais où l'acceuil est chaleureux et enjoué, et parfois émaillés de chants et tyroliennes innimitables
et chaque jour je ne me lasse pas d'admirer ces sommets aux neiges éternelles ...
je vais continuer à lire ton voyage ma chère Neferka et rêver d'horizon ... (ce qui me manque)
Z1Z1 sort de ton trou !
Il est temps ! je finis ma traditionnelle sieste, viens à tout zahazard voir le ton du Tonkin et plaff (je n'en croit pas mes mirettes, pourtant chauusées de lunettes ) je tombe sur un commentaire de Marmotte !
Alors comme ça on lit le même récit en douce ?
Décidément Neferka fait des miracles !
Là on squatte !
Bientot ici : Forum Montagne-Cuvette ou bien Riz-Fondue ?
Quand je disais à la patronne du Blog de faire le tri ! On ne saura bientot plus où nous sommes !!!
Encore un coup de la Mondialisation !
Bisoux à toutes les deux ! Ca fait "vachement" plaisir de vous lire et pardon pour les dérappages ( c'est bien sur ma spécialité, honteuse, mais plaisante pour moi ! )
André Z11, Monchus de Bretagne
...
oulah! y'a du mou dans les réponses aux commentaires!
D'abord, merci ma tite Marmotte pour cette belle évocation de tes montagnes à toi! Tu as raison: les paysages les plus beaux sont ceux qui nous touchent, et cette faculté que nous avons d'être à chaque fois touché(e)s, fait de nous des gens heureux...non?
Z11, je réponds à ta questio à propos de la mécanisation des cultures: très franchement, je ne vois pas comment cela serait possible. Dans les régions accessibles, on voit quelques machines agricoles travailler dans les champs de maïs, mais les rizières ne tolèrent que le travaille de l'Homme et de la bête.
Salut machine !
Citation : les rizières ne tolèrent que le travaille de l'Homme et de la bête
Il y a un siecle c'était cela aussi dans les plaines Européennes !
Dans d'autres coins du monde, on transporte encore l'eau, en bidons, sur la tète !
Quand la Chine s'éveillera ( c'est en cours ) il y aura des canaux d'irrigations de part et d'autre de la rizière avec des vannes ( télécommandées ? ) et peut-être d'immenses catamarans, flottant sur les canaux, muni de robots planteurs, arroseurs et récolteurs avec dans sa cabine le Viet-vateur qui le casque sur les oreilles écoutera le dernier tube en surveillant le bidule à Riz.
Mais là Néferka n'ira plus vagabonder, ce sera trop morne plaine sur les coteaux du Tonkin
C'était histoire de voir si mes bétises ( les tiennes, Madame, n'en sont pas ! ) apparaissent sur les commentaires ou bien si je fut exaussé et censuré !
Z11
Comment avez vous dormi ?
La nuit fut elle ronflante ?
Monsieur Jap a t-il tenu ses promesses ?
Monsieur Jap n'a pas jappé, j'espère ?
Que d'angoissantes questions me viennent à l'esprit sain !
Ha moi aussi, il parait que je ronfle ! tu t'en balance Néferka, mais pas ma chère et tendre !
Enfin comme ça elle sait que je fais de beau rêves.
Ha là mes élucubrations apparaissent !
A bientôt sur la suite enchantée....
Z11
...
Certes, Z11, l'évolution fera peut-être que le Vietnam, comme d'autres pays avant lui, fera évoluer son agriculture...mais je pense que je ne serai pas de ce monde pour le voir: ces régions ne sont vraiment pas la priorité du pays!
Quant à savoir si nous avons bien dormi, ce sera dans le prochain chapitre, certainement pour aujourd'hui...c'est qu'il en faut du temps, pour trier, redimensionner, marquer les photos!
Khoa KO ?
Ouais, je sais, c'est facile de faire le malin avec les mots quand on a rien à faire !
Je cru que ce fut M Jap qui joua de la trompette et non, c'était Mr Khoa qui devait être Ko puisqu'il fut le seul à dormir comme un loir !
Mais là n'est pas le commentaire ( juste un titre obligatoire ! )
La chaleur humide voilà qui doit changer de la Lorraine ?
Néferka a aquis là une expérience que nous les Occis dantos ( hum ! dérappage là ) n'avons que peu ! Mais les marins un peu plus ! ( la fraicheur humide c'est pas mal non plus et on supporte le duvet dans ce cas ! )
Bon la nuit fut donc songeuse ! Mais... ( je suis sur )
Le lendemain, elle était souriante !
A sa fenètre, comme tous les soirs
Elle arrosait ses petites plantes
Avec l'eau, de son arrosoir !
Oui, ça se chante mais ça date !
Aller j'en fais déjà trop ! Relire sera mieux !
Z11 ( toujours enthousiasmé par .... la suite au prochain numéro ! )
...
ohhh!!! merci pour ces quelques vers inconnus!
effectivement, le lendemain, en plus de mon sac à dos, je portais mes valises sous les yeux, mais avec le sourire, ça va de soi!
ça va de soie ?
Oui évidemment dans ce coin du monde où les vers filaient à tout va !
Sourire avec des valises sous les yeux ( ha comme j'aime l'humeur de l'humour !) va tout à fait de soi .... pour Néferka, mais pas pour tout le monde ! Les ronfleurs en savent quelque chose ! leurs oreilles sifflent le lendemain avec des bourdonnement de cigales qui vous piquerai bien, façon fourmis !
Premiere fois que je vois une photo de cigale ventrale ou plutôt une photo ventrale de cigale !
merci Mr Khoa (faut se mettre bien avec les extrèmes ...Orientaux, si on veut à l'avenir dormir tranquille sur nos deux zoreilles ! ;-)
Z11
Rien à voir ....
Mais vu !
Bouhh ! que de fautes vues après coup, mais pas corrigées ! Il n'y a pas moyen de rééditer, ici ?
Oui, je sais j'ai qu'à faire plus attention et ne pas envoyer comme cela à l'aveuglette !
Ou ne pas relire mes "cancreries" ( ça c'est nouveau , ça vient de sortir ! ça sera dans le Larousse, quand ma prose aura fait la une des journaux et que ce sera devenu : tendance ! )
Evidemment ça va apparaître illico presto sur le blog et attirer l'attention des lectrices avident de nouveautés. Mais c'est du H.S. ( Hors___ Sujet de sa majesté la reine du trek extra, oriental ! )
Avec mes sincères regrets pour ces fotes et ces sottises ! Promis ! je ne le ferai plus, au moins jusqu'à la prochaine fois, foi de menteur !
Z1Z1 .....it's a long way to Ban Sao ....
Pains de sucre
Non ! je ne viens pas commenter la culture de la canne à sucre mais m'étonner du relief des régions photographiées.
Cela faisait déjà un certain temps certain, que je trouvais les collines très escarpées ( photo du début déjà !)
C'est très caractéristique de ces régions ! Néferka pourrait elle nous dire a quoi est due ces formes tout de même inhabituelles sur le reste de la planète ( bien qu'i y en aiye dans d'autres coins du globe, je crois ? )
Fallait bien que je trouve quelque chose de plus sérieux à mettre ici ! pas vrai ?
ha la photo des écoliers .... et le commentaire : tous les enfants se ressemblent ....ils ont la même gapette sur la tète ! Modèle "Zunien" ( Etats-Unis pour Z1Z1 ) mais sans doute "made in china" comme pour nous ?
Z11
...
moi, j'aime bien tes fautes d'orthographe! comme ça, je me sens moins seule! parce que je les vois toujours après avoir posté, et comme j'ai pas envie d'éditer, je finis par les oublier...oui, je sais, c'est pas bien!
Plus sérieusement, concernant le relief du Nord Est vietnamien, il résulte de l'érosion de la mer, présente à cet endroit il y a plusieurs millions d'années. Les montagnes ont une couche très épaisse de calcaire (plusieurs centaines de mètres). La baie d'Halong, située aussi au Nord-Est du pays, ressemble probablement à ce que devait être la région lorsque la mer ne l' avait pas encore désertée. Mais pour plus de précisions, il faudrait se reporter à une documentation spécialisée...
Les dents de la mer
Je reviens sur la réponse de Neferka ( qui en passant aime bien les fautes ...ça m'arrange !;-)
Concernant le relief.
ce qui est surprenant c'est la végétation luxuriante qu reste sur ces pointes aigües de calcaire !
Bien sur là ou la techtonique des plaques à réhaussé les ex-fonds marins ( comme les Alpes par exemple ) le ravinage des strates laisse un relief assez pointu mais bien visible alors que là les arbres et les buissons ont bien recouvert ces pics. Ce qui me parait étrange dans une région ou les précipitations sont sans doutes violentes et donc devrait entrainer les terres meubles vers la vallée et dénuder les sommets ?
En effet consulter les géologues seraient intéressant !
Ha pas vu grand chose en cherchant cheveux de fée !
Va falloire y retourner la photographe ! Un bon p'tit coup de nioc man et ça repart !
Merci encore, on se régale !
Z11
Le toujours plus !
Citation : Vous devenez exigeant !
Ben ouiais, on a pas le choix ! En bons maudits français que nous sommes, nous en voulons toujours plus ! En plus que des cheveux de fée on en a pas sur le cibou-lot ( Na !)
Du riz ça, ça manque pas ( en images ) mais des tifs ça se fait rare !
Bien ben à l'instar de nos Comités de Salut Publique qui manifestement manifestent, pour montrer leur existence et leur ( prétendue ) utilité, je réclame à cors ( de chasse) et à cris des écrits pour la suite des évènements en espérant que l'ébulition de la preneuse de vues n'a pas duré trop longtemps ( je suis allergique à la chaleur, alors je comprend tout de même ! )
A bientôt ! C'était la pleurnicherie du jour du ...
Z1Z1
organisation
Bon, puisque vous devenez exigeants, y'a pas de raison que je n'en fasse pas autant...faudrait voir à commenter au bon endroit, m'sieur Z11! sinon, je ne m'y retrouve plus: les cheveux de fée, ce n'est pas sur ce chapitre que j'en parle ;o) alors je réponds là où il convient...
L'exigeance est elle une vertue ?
Bah je commente là où c'est indiqué Poster un Commentaire ! Voilà Na !
Moi non plus je ne m'y retrouve plus !
C'est la brasse coulée !
Je pateauge dans la rizière !
Je me noie dans un bol de riz ! ( nan pas dans un bol d'acool de riz ! Je suis déjà assez zinzin comme ça ! ;-)
Bon cheftaine, au lieu de me dire que je commente là ou il faux pas ( Je fais des faux pas partout d'accord ! ) dites moi tout, faites moi insigne ( les cheftaines de ma jeunesse nous donnaient des insignes que nos mamans cousaient sur nos liquettes de louveteaux toujours prèt )
Un truc ? Ha ya des chapitres ? si j'aurai su que ça soye ça ? Bon je vais réviser sec ou m'abstenir ! Promis, juré, craché et envoyé !
Z11 qui se frappe la poitrine : Méa Maxima Culpa Aléa Jacta est sur le bon chapitre Psaume 9999 du Nièm-livre de la jungle.
Z1Z1
***
Je suis sûre que tu vas trouver tout seul! mais oui, il y a des chapitres. Et pour une meilleure compréhension de tous, il est préférable de commenter en dessous du chapitre correspondant...mais bon, je retrouve toujours! c'est pour ceux qui lisent un commentaire, sur un chapitre qu'ils n'ont pas encore lu: ils ne peuvent pas comprendre!...mais en me relisant, là, je ne suis pas sûre d'être très claire non plus :o)
Clair ???
Non Clair c'est moi !
Bon je crois avoir pigé je commente si je veux mais au chapitre où je commente ! Bon d'accord !
C'est parti..... heu où ça ?
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