09 mai 2008
Le départ
Tout d'abord, il faut dire que le Vietnam est une destination lointaine... certes, voilà une belle lapalissade, mais le voyage en lui-même est déjà une aventure, lorsqu'on a pas la chance d'avoir un aéroport international près de chez soi !
Nous avons choisi un vol de nuit, pour plus de confort, mais 13 heures de vol en classe éco, c’est long ! Notre vol n’est pas direct. C’est un choix de notre organisateur. J’avoue que je n’étais pas enchantée à l’idée de ce changement à Hong Kong, d’autant qu’à l’aller, nous n’avions qu’une heure d’escale, mais nous avons fait confiance à l’équipe. Finalement, tout s’est bien passé, et nous sommes arrivés le 8 avril à Hanoi.
Le temps était brumeux, saturé d’humidité, et très chaud.
Khoa, qui sera notre guide pour toute la partie nord, nous attend et se charge pour nous de l'obtention de nos visas: il est en effet préférable de prendre son visa sur place, plutôt que d'en faire la demande à l'ambassade à Paris. Il suffit pour ça de demander une invitation à l'organisateur vietnamien de votre séjour. Tout se fait par e-mail. On envoie l'état civil exact des participants, les dates du voyage ainsi que les numéros de passeport. On reçoit quelques jours plus tard, toujours par e-mail, un document officiel du ministère du tourisme vietnamien, en format PDF, qu'il nous suffit alors d'imprimer. Il nous sert de sésame pour embarquer. A l'arrivée, il ne reste plus qu'à payer les 60 euros par personne de frais de visa, et de faire tamponner son passeport.
Pendant que nous attendons Khoa, nous assistons au rassemblement d'un groupe de touristes français, sous les hèlements désespérés d'une jeune guide, à qui nous souhaitons en pensée bon courage! Nous nous félicitons alors d'avoir fait le choix de voyager à deux: marcher à 30, sur les chemins de ce pays, qui invite tant à la méditation m'apparaît alors comme une hérésie...mais il en faut pour tous les goûts!
Nous nous acquittons sans problèmes des formalités douanières et profitons de la disponibilité du bureau de change pour acheter des VN Dongs. Au 8 avril 2008, un euro s’échangeait pour environ 25 000 Dongs. Enfin, nous nous mettons à l’heure vietnamienne, en avançant nos montres de 5 heures. (une heure de moins qu’à Hong Kong)
Nous sortons enfin de l’aéroport et nous prenons place dans la voiture mise à notre disposition, tout en faisant connaissance de notre chauffeur, Thâi N’Guyen.
J’ouvre grands les yeux pendant tout le trajet qui nous conduit à notre Hôtel. Cette première prise de contact avec le pays est souvent riche en émotions. Bien sûr, ce qui surprend au début, c’est l’anarchie relative de la circulation routière : ici plus qu’ailleurs, les anges gardiens des cyclomotoristes sont sur-entraînés ! L’usage du klaxon est roi, et signifie des tas de choses, selon la situation : pousse-toi, bouge pas, j’arrive, attention… mais il faut admettre qu’à force, ça n’émeut plus grand monde.
Ici, comme dans tous les pays où le terrain est très cher, l’architecture est typique : les maisons sont étroites et hautes : encombrement minimum au sol, et surface habitable maximum.
Nous traversons le fleuve rouge, anormalement bas pour la saison. En amont, des bateaux sont bloqués, faute de profondeur. Ici comme ailleurs, le bouleversement climatique se fait sentir.
Notre hôtel est situé dans le vieux quartier de Hanoi, là où les rues portaient le nom des corporations qui y travaillaient, au début du siècle dernier. Je dois dire que je m’étais préparée au pire, concernant l’hébergement. Ce que j’avais lu, ça et là, était peu engageant. J’ai donc été très surprise par la qualité des hôtels vietnamiens, par leur propreté et la qualité du service.
C’est donc à l’hôtel Hong Gnoc, rue Luong Van Can, que nous avons enfin posé nos valises…euh, nos sacs à dos !
Nous prenons une douche vite fait, parce que la fatigue n’a pas raison de notre curiosité, de notre soif de découverte.
Munis d’un plan de la ville comme fil d’Ariane, et de quelques conseils de Khoa, nous partons à la découverte de la cité pétaradante.
Commentaires
Sur les photos
Les photos des bâtisses font apparaître une curieuse conception :
La facade est très caractéristique de l'art chinois et le reste du batiment très caractéristique de l'art du béton armé style sixties HLM banlieus parisiennes ( moches quoi ! )
Est-ce partout pareil ?
...
Effectivement, en ville tout au moins, l'architecture moderne n'est pas très esthétique...et c'est un euphémisme! Comme je l'ai expliqué, on va à l'essentiel, faute de moyens, mais on construit en dur (il ne faut pas oublier le climat parfois destructeur).
En revanche, dès que l'on s'éloigne des villes, les maisons ne ressemblent plus du tout à ça...mais nous aurons l'occasion de voir ça, cher Z11 ;o)
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